Primature : Moussa Mara sur le pied de départ

Formation d’un gouvernement d’union nationale sans Moussa Mara, relance des négociations avec les groupes armés, signature de l’accord de défense avec la France…

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Telles seraient, selon notre source généralement bien informée, les propositions de la France, rapportées au président IBK par le président du Faso, pour sortir le Mali de l’impasse.

C’était à l’issue de la visite de 48 heures, qu’il a effectuée du 30 juin au 02 juillet derniers dans notre pays.

Officiellement, Blaise Compaoré était à Bamako dans le cadre de la relance des négociations entre le gouvernement et les groupes armés ; mais aussi, pour raffermir, davantage, la coopération entre le Mali et le « pays des hommes intègres ».

Mais, officieusement, indique notre source, il s’agissait pour le président du Faso de rapporter, à son homologue malien, les nouvelles propositions de la France, en vue de sortir le Mali de cette crise, qui ne finit pas de finir.

Il s’agit, tout d’abord, de la formation d’un gouvernement d’union nationale. Resserré autour d’un peu plus d’une vingtaine de membres, ce nouveau gouvernement devrait être piloté par un ‘‘technocrate’’. Mieux, il réservera une dizaine de portefeuille à l’opposition, dont celui de l’Economie et des Finances.

Ensuite, vient la relance des négociations avec les groupes armés. Lesquelles débutent ce mercredi à Alger. Enfin, la signature de l’accord de défense avec la France. Elle est prévue, selon notre source, dans les jours à venir.

A en croire notre interlocuteur, digne de foi, toutes ces propositions auraient été acceptées par le Chef de l’Etat malien. Surtout, après la  suspension de tous les programmes budgétaires destinés à notre pays, les institutions de Breton –Wood.

A vue de nez, ces propositions de la France ressemblent, à s’y méprendre, aux conditions posées, récemment, par les partenaires techniques et financiers.

Le départ de Mara, annoncé pour septembre prochain

Avec, à leur tête la France, l’Union européenne, le FMI et la Banque Mondiale avaient procédé, suite à l’achat de l’avion présidentiel et au marché des équipements militaires, au gel de tous les programmes budgétaires en direction de notre pays. Le décaissement de 70 milliards CFA au profit de notre pays a été bloqué par le FMI.

Ce n’est pas tout. Il exige que le fonds qui a servi à l’achat de l’avion présidentiel (20 milliards CFA) soit remis à sa place, avant novembre prochain.

C’est pourquoi, d’ailleurs, les budgets des différents départements ministériels ont subi des coupes drastiques.

Pour reprendre leur coopération avec le Mali, les partenaires techniques et financiers posent une autre condition et non des moindres : la mise en place d’un gouvernement d’union nationale, sans l’actuel Premier ministre, accusé d’être à l’origine des évènements tragiques de Kidal. Evènements qui se sont soldés par l’assassinat de six préfets et sous –préfets et le sabotage du processus de négociation.

Selon nos informations, le président de la République aurait, déjà entamé des consultations avec les leaders du RPM (Rassemblement Pour le Mali) et certains partis politiques, alliés à la mouvance présidentielle.

La mise en place de ce gouvernement d’union nationale est prévue, dit –on, pour septembre prochain.

Oumar Babi

SOURCE: Canard Déchainé
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