Prétendants à la présidence 2018 : Faut-il les croire après le miel à la bouche ?

Les prétendants à la présidence du Mali se multiplient et se diversifient. De ceux-là qui, pendant des années, n’ont pas abdiqué et qui ont passé 4 ans à dénoncer le régime aux nouveaux messies ayant goûté au miel du pouvoir et qui veulent nous faire croire au Père Noël. Tout y passe en prenant les Maliens comme des ignares. Ne sont-ils pas des brebis galeuses ? Faut-il les croire ? Ont-ils du crédit ?  

Au fur et à mesure que nous nous approchons des élections générales, le bateau d’IBK prend de l’eau et de toute part. Il se vide de ses occupants notamment les chassés, les déçus et les opportunistes.

Beaucoup de Maliens estiment qu’IBK aime le Mali mais reconnaissent qu’il a échoué. Nous ajouterons que connaissant plus le Malien que quiconque, il est à l’origine de ses déboires. Puisqu’il s’est mis dans la peau d’un revanchard qu’en constructeur. Finalement, tout a basculé et à quelques six mois de la fin de son mandat, il est impossible de rattraper 4 ans de désinvolture. Sauf un miracle supranaturel sinon les carottes sont presque cuites. Alors, comment ceux qui ont participé à cette déconvenue ou déculottée, si c’est le cas, peuvent décider de revenir en sauveurs ?

N’étant point dupe, le peuple malien va décider de son sort si les élections ont eu lieu. Il doit alors mettre au pilori tous ceux qui ont goûté au miel. C’est-à-dire qui ont participé à la déconvenue du pays sans demander de quitter le bateau ivre. Mais, déçu d’eux, le président IBK les a débarqués. Parmi ceux-ci, seuls Me Mountaga Tall a du crédit. Sorti, il n’a pas hésité à faire son propre bilan en indiquant ses hauts et ses bas. Bien qu’il soit appelé à revenir, il a décliné l’offre pour de bon. Et les autres ?

Comme des carpes dans l’eau chaude, débarqués, ils sont tous restés muets jusqu’à ce qu’ils soient poussés par la presse à dire du mauvais du régime. Ne sont-ils pas comptables du bilan, rien que par honnêteté ? Certainement que oui. Alors, ils auraient pu se taire ou avoir d’autres arguments plus solides et plus convaincants pour chercher à séduire le peuple meurtri. Sinon, nous estimons qu’ils sont nombreux à n’avoir aucun crédit pour demander au peuple de voter pour eux. Ils ne méritent pas confiance après avoir aidé le président IBK à l’échec. Nous ne pourrons pas les croire ou ne devrons pas les croire après avoir été débarqués du bateau pour diverses raisons. Qui sont-ils ?

Il s’agit bien de Mamadou Igor Diarra, Kalfa Sanogo, Modibo Koné, Me Mohamed Ali Bathily, Gal Moussa Sinko Coulibaly, entre autres qui n’ont rien à nous dire. Ainsi, il est important pour le peuple malien de se pencher doublement sur les actes posés par IBK au niveau de la primature. Qui, parmi les Premiers ministres sortants a démissionné excepté officiellement Oumar Tatam Ly ? Le cas Abdoulaye Idrissa Maïga restant encore ambigu.

Primo, déçu des uns et des autres, il peut les faire débarquer pour insuffisance de résultat. Secundo, on peut dire qu’il n’a fait que deux changements à la primature. Il s’agit du départ de Oumar Tatam Ly et de Modibo Kéïta. Tous les autres sont des ministres de son gouvernement : Moussa Mara, Abdoulaye Idrissa Maïga et Soumeylou Boubeye Maïga. Peut-on dire qu’ils n’ont pas répondu à son attente ? Certainement qu’il y a un flou à ce niveau. Alors, réfléchissons et choisissons ceux qui ont du crédit comme Soumaïla Cissé, Tiébilé Dramé, Soumana Sacko, Modibo Sidibé, Aliou Boubacar Diallo et d’autres qui peuvent nous faire rêver d’un autre Mali.

 

Boubacar DABO

 

Source: Zénith Balé

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