Pourparlers inclusifs inter-maliens de paix d’Alger: Moussa Mara rassure les Maliens!

«L’armée nationale sera nationale, la police nationale sera nationale, la diplomatie sera nationale, la monnaie sera nationale, les frontières seront nationales dans les limites reconnues internationalement, l’Etat sera national, républicain, laïc et démocratique. Cela n’est pas négociable et on le comprend parfaitement », tels sont les propos du Premier ministre, Moussa Mara. C’était lundi dernier au Centre international de Conférence de Bamako (CICB).

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C’est la salle Djeli Baba Sissoko du CICB qui a abrité la cérémonie d’ouverture de l’Atelier national d’information et de sensibilisation sur les pourparlers inter-maliens inclusifs de paix d’Alger. Cet atelier qui s’est achevé hier, a regroupé plus de 200 participants de la société civile et de la classe politique.

L’honneur est revenu au Premier ministre de dire aux participants ce que son gouvernement attend du présent atelier. « Cet atelier vous offre l’occasion à travers deux plénières et cinq groupes thématiques de faire des propositions détaillées sur tous les segments du processus de paix », a dit Moussa Mara. Avant d’exhorter les participants à plus d’originalité. « Soyez originaux, faites des suggestions pertinentes, précises et pénétrez dans le fond et attaquez-vous aux racines du mal. Ne tournons pas le dos à aucune proposition nous permettant de sortir d’ici avec des solutions constructives et contributives à une paix définitive au Mali », a indiqué le Chef du gouvernement.

Un document qui n’est pas du goût de tous!

Intitulé « Eléments pour un accord pour la paix et la réconciliation au Mali », le document présenté par la médiation aux parties en conflit est loin de faire l’unanimité. Du moins, dans le camp des défenseurs d’un Mali unitaire, laïc et républicain. L’organisation de cet atelier d’information et de sensibilisation était l’occasion pour le Premier ministre et de son équipe de monter au créneau pour dire aux Maliens que leurs plaintes sont entendues et seront prises en compte.

En effet, ce document ramené d’Alger par la délégation gouvernementale fait grincer les dents. C’est pourquoi avant de l’exposer à la cérémonie d’ouverture de l’atelier, le Chef de la délégation gouvernementale, le ministre des Affaires Etrangères, Abdoulaye Diop, a tenu à préciser que le document n’avait, pou le moment, aucune valeur juridique.

En réalité, certains points du document, laissés en état, ne présage pas un lendemain meilleur pour notre nation. Ainsi, le gouvernement  a d’ores-et-déjà, formulé un mémorandum sur certains de ces points. Il s’agit notamment « de la création d’une Force de Sécurité Intérieure (Police territoriale) qui sera placée sous l’autorité des collectivités locales, dans le cadre de leurs pouvoirs de police » (Titre II : Questions politiques et institutionnelles/ p. 2) ; « le ratio habitants/député qui est actuellement de 60 000 habitants, pour les régions du nord, passera à 30 000 » ( même chapitre); ou encore le document affirme que « le gouvernement s’engage à déconcentrer le recrutement dans la fonction publique territoriale, dont 50% des effectifs seront réservés aux ressortissants des régions du nord».

Mamadou TOGOLA

SOURCE: Canard Déchainé  du   19 nov 2014.
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