Politique: Quel avenir pour le RPM après une série de grosses déceptions ?

Le parti présidentiel, Rassemblement pour le Mali (RPM), vient de célébrer la dix-huitième année de sa création. Bien de parcours émaillés de tic-tac politicards, de croc-en-jambe, mais aussi de failles. Ainsi, le groupement  des tisserands atteindra-t-il, derechef, l’objectif naturel de placer  un de ses camarades au Haut poste de Koulouba après l’histoire d’Ibrahim Boubacar Kéïta ?

 

Beaucoup d’eaux ont coulé sous le pont de la politique au Mali. De la guéguerre clanique aux lance-piques en passant par des nomadismes politiques ou d’alliances de contre nature; bref, des Hommes politiques majoritairement les « acteurs du mouvement démocratique» ont grillé à travers leurs démarches bedaines la confiance  conservable entre tout peuple et ses Responsables politiques. Cette analyse n’épargne pas maintes formations politiques dont celle de l’actuel locataire de Koulouba, le Sorbonnard Ibrahim Boubacar Kéïta, pour des raisons évoquées dans les lignes suivantes même si l’étiquette « élu de record » avec 77,61%  au scrutin présidentiel de 2013 lui collait.

Une difficile et inextricable équation politique est en train de se mettre  en place dans le landerneau politique malien, depuis quelques années et précisément depuis  le début de second mandat en cours dont le scrutin a été, cette fois-ci, qualifié de « frauduleux » par les 2/3 des candidats. En rappelant juste que l’agrandissement d’un front, l’ASMA-CFP de l’ancien PM Soumeylou Boubèye Maïga, au détriment de celui du Président IBK, RPM, le parti au pouvoir, qui stagne, semble aujourd’hui un début d’une aventure sombre pour tous les tisserands. Avec un bilan acceptable en termes d’élections communales, législatives et la présidentielle (2013 seulement). Force est de constater qu’au-delà de ce qu’a rappelé glorieusement l’ancien Ministre Baber Gano lors de la cérémonie de commémoration de ladite date, le weekend dernier, au Centre International de Conférences de Bamako (CICB) ;  il y a aussi un tout important qui est celui de l’avenir de la formation politique en question. Après la grande chance acquise sur fond de jeux de victimisation politicienne et de promesses costaudes non encore tenues, le Monsieur ‘‘Engrais frelatés’’ ; pardon    le Président du parti, Bocary Tréta et consorts pourront-ils tenir face aux groupements politiques  conquérants surtout lors des futures échéances électorales ? Sans compter la série de démissions avant le premier report des élections législatives en fin décembre 2018 notamment de l’élu de Ségou  Abdine Koumaré, Haïdara Aïssata Haïdara de Kéniéba et de Lamine Théra qui ont tous déposé leurs armes et bagages au sein de l’ASMA du Hérisson Soumeylou Boubèye Maïga qui s’ajoute à la guerre de succession du Saint Isaac Sidibé aux commandes de l’Assemblée Nationale.

 

Tréta aura-t-il les coudées nécessaires pour piloter le bateau RPM à la destination voulue ?

Le temps nous en dira plus. Mais, en attendant, notons que face à la cécité d’hommes crédibles et acclamés, force est de constater que le parti du latiniste IBK risque d’être atteint  de   l’infécondité électorale  si, toutefois, des nouvelles mesures devant permettre à des  reformes objectives ne sont pas envisagées au sein des sections de base. Des réformes devant permettre à coup sûr à une reconfiguration profonde du tissu social du parti des tisserands. Ce, en mettant au cœur des priorités des actions responsables et claires devant jouer favorablement sur l’avenir du parti.

Seydou Konaté

LE COMBAT

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