Point de presse du porte-parole du gouvernement : Enfin un régime de sanctions applicables aux fossoyeurs de l’accord de paix

Le traditionnel point de presse hebdomadaire du Ministre porte-parole du gouvernement en transport dans la salle de conférence du Ministère des Affaires étrangères, de la coopération internationale et de l’intégration africaine avait comme invités les invités les Ministres des Affaires étrangères, de la coopération internationale et de l’intégration africaine, M. Abdoulaye Diop et celui de la Décentralisation et de la Fiscalité locale, Alhassane Ag Mohamed Moussa.

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Intervenant le premier, le Ministre des Affaires étrangères, de la coopération internationale et de l’intégration africaine, M. Abdoulaye Diop s’est prononcé sur la Résolution 2374 adoptée par le Conseil de sécurité des Nations Unies à la demande du gouvernement de la République du Mali. En effet, aux dires du Ministre Diop, le Conseil de sécurité a décidé mardi de créer un régime de sanctions ciblées contre “ceux qui dressent des obstacles” à l’application de l’Accord pour la paix et la réconciliation dans ce pays, dont les “fragiles avancées réalisées jusqu’à présent” sont mises en “péril”.

En adoptant à l’unanimité par ses quinze membres la résolution 2374 (2017), le Conseil, agissant en vertu du Chapitre VII de la Charte des Nations Unies, a frappé d’interdiction de voyager et soumis à un gel des avoirs des individus et des entités qui seront ultérieurement identifiés par un comité de sanctions, lequel sera secondé par un groupe d’experts.

Aux termes de ce texte, il est décidé que tous les États membres doivent, pour une période initiale d’un an, prendre les mesures nécessaires pour empêcher l’entrée ou le passage en transit sur leur territoire des personnes désignées par le Comité, à quelques exceptions près, notamment lorsque le voyage se justifie par des raisons humanitaires, y compris un devoir religieux.

Le deuxième point inscrit à l’ordre du jour de ce point de presse portait sur un projet de décret portant approbation du Document Cadre de Politique Nationale de Décentralisation et son plan d’actions 2017-2021 défendu par le ministre de la Décentralisation et de la Fiscalité locale lors du dernier Conseil des Ministres.

En effet, a souligné le Ministre Alhassane Ag Mohamed Moussa, le Conseil des Ministres, en sa session du 10 février 2016, avait pris acte d’une communication écrite relative au Document Cadre de Politique Nationale de Décentralisation et son plan d’actions 2017-2021.

Cette Politique visait à approfondir la décentralisation à travers notamment la régionalisation, l’amélioration de la gouvernance des collectivités territoriales et le renforcement du partenariat entre l’Etat et celles-ci. Le coût global du Plan d’actions était évalué à 331 milliards 456 millions de francs CFA.

Le projet de décret adopté consacrait l’adoption formelle du Document Cadre de Politique Nationale de Décentralisation et son plan d’actions 2017-2021.

Sa mise en œuvre permettra de promouvoir le développement équilibré des régions et des pôles urbains, d’améliorer la qualité des services rendus par les collectivités territoriales, de renforcer la gouvernance inclusive du territoire et d’améliorer le financement de la décentralisation.

Youssouf Sangaré

 

Source: Le Malien

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