Où va le Mali ? Aucune visite au Nord Mali depuis son accession

Depuis l’accession d’Ibrahim Boubacar Keïta à la magistrature suprême du Mali, les maliens commencent à se poser des questions sur un réel programme gouvernemental du Mande Massa.

 

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Il se trouve que les maliens ont massivement élu IBK pour deux grands objectifs à savoir la récupération de l’intégrité territoriale du Mali et la réconciliation de tous les maliens.

Et voilà depuis l’investiture du président Ibrahim Boubacar Keïta, les maliens assistent à un mima magma du pouvoir en place car rien de concret à part des voyages interminables au détriment du trésor public comme si IBK n’avait pas de ministres capables d’aller défendre les causes du pays. Des semaines durant sans conseil de ministres, des cadres nommés qui tardent à prendre service car des décrets de nominations non signés et des ministres qui se permettent de relever des chefs de division en place et lieu des directeurs généraux ou nationaux. Dans ce cafouillage total où va le Mali.

 

 

 

Des voyages éclairs sur Paris dont les raisons ne sont pas connues par les maliens qui l’ont pourtant porté à koulouba et c’est ce même peuple qui commence à se poser des questions sur les vraies intentions du président IBK, qui a laissé son fils Karim devenir député à l’assemblée nationale et pour quelle fin allez y savoir.

 

 

Dans son premier discours à la nation IBK disait haut et fort qu’il n y aura pas de partage de gâteau et aujourd’hui le peuple assiste à un partage de pastèque à tous les niveaux.

Même les journaux dont les lignes ne sont pas favorables au président se verront torpillés et c’est cela le nouveau règne du Mande mansa.

 

 

Pour mieux distraire le peuple, l’ancien président ATT est accusé de haute trahison qui n’a ménagé aucun effort pour un consensus politique dont le RPM faisait parti.

 

 

Capitaine général Sanogo et complices arrêtés ne sauraient suffire aux yeux des maliens. Les maliens ont besoin de paix et d’une paix durable et ils ne peut y avoir de paix tant que des hommes armés où que ce soit au Mali créent la panique et la désolation.

 

 

Les populations du nord ont la nostalgie de leur président qui jusque là n’a pas rendu visite à ce peuple meurtri par des bandits armés et qui continuent d’avoir la peur au ventre.

Des amis sont intelligemment lâchés au profit de la famille et Abdramane Niang ne dira pas le contraire. L’ASMA de Soumeylou Boubèye à Gao en sait quelque chose. Alors le peuple a besoin de son président actif et agressif non à l’extérieur mais à l’intérieur du Mali. Et aucune visite au nord mali depuis l’accession d’IBK à la magistrature suprême.

 

 

Qu’en est-il ?

Plus d’un an après l’intervention de l’armée française dans le nord du Mali, la ville de Kidal, fief des Touareg et de leur rébellion, reste la ville de tous les dangers, où l’armée et l’administration maliennes peinent toujours à imposer leur autorité.

 

 

Des unités de l’armée, de la gendarmerie et de la police, ainsi que le gouverneur et quelques fonctionnaires sont bien revenus à Kidal, mais ils restent impuissants dans cette ville située à plus de 1.500 km au nord-est de Bamako.

 

 

« Nous sommes simplement étrangers chez nous », reconnaît sous couvert d’anonymat un soldat malien interrogé par téléphone depuis Bamako. « Aucun soldat malien ne s’aventure seul dans a ville », ajoute-t-il en précisant que lorsque l’armée y organise une patrouille, elle est toujours accompagnée de véhicules de la force de l’ONU, la Minusma.

 

 

Les soldats maliens, moins de 200, sont cantonnés hors de la ville.

Avec environ 400 hommes, les Tchadiens de la Minusma constituent désormais la force militaire la plus importante à Kidal, le nombre de soldats français y diminuant progressivement, conformément au calendrier de retrait fixé par Paris et prévoyant le maintien au Mali d’un millier de soldats en 2014.

 

 

« Deux pouvoirs sont à Kidal: le gouvernement malien qui est comme en prison, et les Touareg armés qui sont chez eux », affirme un officier tchadien.

Les quelques policiers qui ont été envoyés à Kidal sont également « coincés » dans l’ancienne préfecture en attendant des locaux en cours de réfection. Comme les soldats, ils ne se hasardent en ville qu’avec les membres de la Minusma, et encore, seulement au grand marché central.

 

 

Un seul voleur y a été arrêté par la police en deux mois de présence, mais faute d’un tribunal fonctionnel pour le juger, il a été libéré, selon une source policière à Kidal.

Aucun policier, aucun militaire malien ne peut circuler seul en ville sans courir le risque de se faire enlever, poursuit la même source.

 

 

Les rebelles touaregs circulent librement

En revanche, les véhicules bourrés de combattants de la rébellion touareg du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) qui, en vertu d’un accord signé en juin 2013 à Ouagadougou avec le pouvoir central de Bamako devaient être cantonnés et désarmés, y circulent librement.

 

 

Laminé par les groupes jihadistes alliés d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) qui ont occupé le nord du Mali pendant neuf mois en 2012 avant d’en être en partie chassés par une intervention armée internationale lancée en janvier 2013 par la France, le MNLA était revenu dans la ville quelques semaines plus tard, à la faveur de cette intervention.

 

 

 

Depuis, les rebelles touareg s’y sont bien implantés, selon des témoins, certains d’entre eux occupant le bâtiment vétuste de l’escadron de la gendarmerie nationale ou encore un poste de sécurité à l’une des sorties nord de la ville, qui conduit vers l’Algérie, située à 300 km de là.

 

 

Mais le MNLA n’a pas empêché les infiltrations d’éléments jihadistes qui frappent régulièrement à Kidal les forces de la Minusma et ont enlevé et assassiné le 2 novembre 2013 deux journalistes français.

 

 

La Minusma est obligée pour des raisons de sécurité, de mettre des barbelés autour du périmètre qui abritera les bâtiments officiels ».

 

 

Pour l’instant, ni le président Ibrahim Boubacar Keïta, ni son Premier ministre Oumar Tatam Ly, ne se sont rendus à Kidal depuis leur prise de fonction l’an dernier, signe que la sécurité n’y est pas suffisante. En décembre, le MNLA avait organisé une manifestation à l’aéroport pour empêcher l’avion du Premier ministre de se poser.

 

 

Yattara Ibrahim

SOURCE: L’Informateur
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