Moussa Mara : Du mépris à la résistance !

Certainement et sûrement, le Premier ministre Moussa Mara passera une fin d’année peu mouvementée, comme ce fut le cas à ses débuts à la Primature. L’homme, de par, ses nombreuses maladresses, ses mensonges et revers, disait-on, au sommet de l’Etat, s’était attiré la foudre de l’opposition et de nombreux citoyens qui, dépités par ses agissements, n’en demandaient pas mieux que sa démission. Malgré, les turbulences politico-politiciennes, les secousses de la société civile et les embûches sociales, l’homme a pu contenir la vague des contestataires et passera la fin d’année un peu tranquille à la tête du gouvernement.

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Avec plusieurs dossiers brûlants sur sa table dès sa prise de fonction, Moussa Mara avait mille et un problèmes. D’un début calamiteux –peut-être erreur de jeunesse oblige- il a commis des boudes. Et du coup, il s’est créé en un laps de temps des ennemis et des détracteurs. Partisan de la langue de bois, l’homme ratera le coche sur le dossier de l’achat de l’avion présidentiel. D’abord, il donne un prix d’achat de l’avion présidentiel qui sera loin de la réalité, après l’audit du Vérificateur général et de la Section des comptes de la Cour suprême.

En outre, pour plaire à son «bienfaiteur et mentor» IBK, Moussa Mara s’en prendra  à l’avion présidentiel acheté sous le mandat d’ATT, d’être un avion sans papiers. Toute chose qui avait créé une vive émotion chez les partisans de ce dernier.  Pire, son entêtement à se rendre à Kidal fut la goutte d’eau qui déborda le vase. L’armée malienne mise en déroute, sera chassée de Kidal par le Mnla et ses acolytes jihadistes,  avec son corolaire de nombreux morts. Une situation qui a beaucoup marqué les Maliens et dont ils rendent Moussa Mara seul coupable. Encore que cette mésaventure du Premier ministre entraînera la démission de l’ex-ministre de la Défense, Soumeylou Boubèye Maïga.

À ce revers, s’ajoutera la grande fraude des examens de fin d’année. Une situation dont l’opposition parlementaire a profité pour demander une motion de censure à l’Assemblée nation pour le démettre de son poste. Fort heureusement, bénéficiant du soutien de la majorité présidentielle à l’hémicycle, il s’en sort.

À ces maux qui ont foulé à pied l’honneur du Mali, viendront s’ajouter les scandales financiers concernant l’achat de l’avion présidentiel et les surfacturations liées au contrat d’équipements de l’armée. Dans la foulée, la maladie à virus Ebola n’a pas tardé à rentrer dans la danse et cela grâce au laxisme des autorités à renforcer  le dispositif sanitaire à nos frontières.

Ainsi, de revers en revers, de scandales en scandales, c’est un Premier ministre esseulé, livré à  ses nombreux détracteurs, qui sans cesse, ont multiplié  les coups bas, qui se retrouve renforcé. Même, la fameuse rumeur sur sa prétendue démission de la Primature, n’a pas contribué à le faire chuter.

Aussi, après, la levée des sanctions de Fmi, Banque mondiale, une pluie d’argent s’est abattue sur le Mali, emmenant l’opposition et les détracteurs du Premier ministre à clouer leur bec L’évidence est aujourd’hui que l’homme est en poste une confiance renouvelée du président de la République, Ibrahim Boubacar Kéïta. De ce fait, il passera  sûrement et certainement une fin d’année 2014, tout tranquille  à la tête du gouvernement. En attendant de voir clair sur son avenir en 2015.

 

Soumaïla T. TRAORE

Source: L’Oeil du Mali

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