Mission gouvernementale : Justice-Sécurité-Education priorisées

Le Président de la République a instruit au Gouvernement entrant de poursuivre la mise en œuvre des lois d’orientation et de programmation militaire et de sécurité intérieure ainsi que du plan de sécurisation intégrée des régions du Centre, le renforcement de l’accès des populations aux services sociaux de base notamment sur le plan de la justice, de l’éducation et de la santé.

 

Au sujet de la justice, le Président IBK a déclaré qu’il est temps, il est plus que temps que l’on envisage la justice autrement que par des quolibets, que par des déceptions, que l’on envisage que le lieu où l’on a absolument conscience, où on est assuré que son droit sera dit en des termes justes et équitables lorsqu’il est interpellé.

« Ce temps doit arriver. Pour ce faire je comprends très bien toutes les lacunes, tous les déficits que nous corrigerons au fur et à mesure. Le magistrat doit être dans les conditions, je l’ai dit, je n’ai pas attendu une grève pour le faire. Visitant une juridiction, j’ai été scandalisé par l’état du Palais de justice et la résidence du magistrat qui était à peine un poulailler, cela n’est pas digne du Mali, cela doit être révisé, cela doit être corrigé et dans les meilleurs délais », a promis le Chef de l’Etat.

Parlant de l’éducation, le Président de la République a rappelé « qu’aujourd’hui aucune nation ne se qualifie, sans le savoir, pourquoi le sort de l’école malienne interpelle ».

Poursuivre la LOPM

Dans le domaine de l’armée , le Chef Suprême des Armées a souligné ceci : « Nous y sommes engagés dès l’abord nous avons dit et nous continuons de tenir un peu le pari que nous n’avons de cesse de requalifier les forces armées maliennes l’effort est déjà fait dans ce sens via la loi de programmation militaire qui nous contraint sur 5 ans de programmer de manière légale le financement de nos forces à hauteur de souhait. Nous avons trouvé une armée malienne sans aucun vecteur aérien ».

Comment le comprendre dans un espace aussi vaste, aussi complexe ? Comment envoyer ses hommes au combat, au feu, sans l’espoir du soutien aérien en cas de besoin, sans aucun transport aérien ?, a interrogé le Président IBK.

IBK s’est réjoui que tout cela soit corrigé, même si ce n’est pas à souhait, malgré que beaucoup restent énormément à faire par rapport aux besoins. « Mais nous allons continuer », a rassuré IBK. Qui a ajouté : « Nous avons compris également que ce qui faisait le lit du terrorisme et qui le nourrissait était cette fragilité sociale et de développement qui permettait de s’insérer, de s’insinuer jusqu’auprès de nous, pour venir nous perturber et nous disloquer, et semer la discorde et dire également combien nos états sont fragiles et impuissants. En lieu et place, on propose l’efficacité de la charia qui ampute, qui tue, une charia mal comprise d’ailleurs. Cela aussi nous a interpellé pourquoi nous avons mis en place un PSIRC (Programme de Sécurisation Intégré des Régions du Centre) qui avait l’objet d’un maillage plus serré, plus conséquent en terme de sécurité et en terme administratif pour que les besoins sociaux de base puissent être satisfaits »

Pour ce faire, le Chef de l’Etat assure de continuer de le faire comme il l’a déjà fait dernièrement avec la remise de véhicules aux sous-préfets des régions de Mopti et de Ségou. « Tout cela vient doucement. La tâche, nous la savons et nous la conduisons », rassure IBK. Comment avoir un espace apaisé si les cœurs ne sont pas à l’unisson?, est la question, pour « la paix physique, l’armée est là ».

Cyril ADOHOUN

Source: L’Observatoire

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