MISE EN ŒUVRE DE L’ACCORD POUR LA PAIX

Le Centre Carter, un observateur indépendant, publie son rapport 2020

Pour mettre fin et de façon définitive à la crise au Nord du Mali, le Gouvernement et les mouvements armés ont signé, en 2015, à Bamako, un l’Accord pour la Paix et la Réconciliation Nationale. Pour une observation stricte de cet Accord, le Centre Carter, une Organisation Non Gouvernementale (ONG) Américaine a été choisie comme Observateur indépendant.

 

Le mardi, 21 janvier 2020, le Centre Carter a procédé à la publication de son rapport annuel 2019 sur la mise en œuvre de l’Accord pour la Paix. La dissémination de ce rapport a donné lieu à une conférence de presse à son siège à Badalabougou, en Commune V du District de Bamako. Cette conférence de presse était conjointement animée par: Laurence BARROS, Coordinatrice de l’Observateur Indépendant du Centre Carter au Mali; Jean Ntole KAZADI, conseiller Spécial Adjoint du Centre Carter-Mali; Deo MBUTO, Analyste. Elle a enregistré la présence de Bakary DIARRA, Responsable Administratif et Financier.

«La conclusion du DNI préconisant la révision de I’Accord dans le cadre de I’Article 65 de l’Accord lui-même, a effectivement apaisé les préoccupations exprimées aussi bien par les opposants que par les défenseurs de I’Accord. Le rapport note aussi que presque toutes les dispositions importantes de l’Accord peuvent être mises en œuvre par le biais d’une législation sans modifications constitutionnelles..»

Le rapport épingle la stagnation globale du processus de mise en œuvre et appelle à des mesures fortes en vue de consolider la paix au Mali.

LES RAISONS DE L’ABSENCE DE PROGRÈS SIGNIFICATIFS

Parmi les raisons de I’absence de progrès, I’Observateur indépendant le Centre Carter cite le manque de leadership et de confiance mutuelle entre les parties ainsi que la faiblesse des efforts de médiation par la communauté internationale.

Le rapport indique qu’en 2019, les populations ont à peine bénéficié de la mise en œuvre de l’Accord. Une aggravation de la violence, marquée à la fois par des affrontements inter-communautaires et des actes terroristes, a entraîné des centaines de morts. L’incapacité des parties signataires à mettre en place l’armée reconstituée prévue par l’Accord.

RETROUVEZ L’INTÉGRALITÉ DE L’ARTICLE DANS LA PARUTION DU MERCREDI 23 JANVIER 2020

Daba Balla KEITA

Nouvel Horizon

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