Mauvaise performance d’IBK à la tête du Mali : Le ministre Mahamane Baby fait un faux procès à l’opposition

Incapable d’apporter la preuve contraire des affirmations de l’opposition sur le « bilan vierge » d’un an du Président IBK au pouvoir, le ministre de l’Emploi et de la formation professionnelle, porte-parole du gouvernement, Mahamane Baby dans une interview accordée à notre confrère « Malijet » s’est prêté à un exercice périlleux en tentant de dresser le « bilan fantôme » de l’an I d’IBK à la tête du pays. Incapable de défendre l’indéfendable bilan du Président IBK, le ministre Baby n’a pas du tout rassuré les Maliens sur la gestion de son mentor. Et dans sa fuite en avant face à la triste réalité de la mal gouvernance qui a poussé les ailes sous le Président IBK, il entretient une critique de caniveau contre l’opposition Républicaine qu’il accuse, malheureusement à tort, de vouloir déstabiliser le régime dans le dessein de venir diriger le pays. Et cela, en passant maladroitement sous silence les crimes financiers du Président IBK. Décidément qui s’assemble se ressemble.

Mahamane Baby ministre emploi formation professionnelle

« Quand le propriétaire se meut en spectateur, c’est le festival des brigands», disait l’ancien Président de la République du Mali, Modibo Kéïta. En achetant le Boeing 737 à 20 milliard de F CFA, le Président de la République, Ibrahim Boubacar Kéita a enterré le Mali qu’il reconnait lui-même d’office trouver à « terre » avant son arrivée à la tête du pays. Après avoir asphyxié l’économie nationale occasionné par le départ précipité et brutal de la Banque mondiale, le FMI et l’Union européenne, qui ont tourné dos face à la mal gouvernance qui s’est érigée en mode de gouvernance pendant son régime,  l’on attendait du gouvernement un véritable sursaut d’orgueil en vue de tirer tous les enseignements du bilan vierge de ses 12 premiers mois aux affaires. Mais hélas, tout porte à croire malheureusement, aujourd’hui, que les gouvernants ont décidé de maquiller ce bilan néfaste. Et le pire, c’est qu’il continue d’avancer aussi la tête baissée et les oreilles bouchées vers le gouffre. Pour tout dire, le régime n’est pas sorti grandi des  critiques de l’opposition et les sanctions infligées par  les partenaires techniques et financiers. Orgueilleux, à bout de souffle et surtout en panne de vision politique, le régime est toujours aux aboies et crie à une chasse aux sorcières fomentée par l’opposition politique. Sans doute, une autre manière de faire la politique pour occulter aux Maliens son incapacité à sortir le pays de l’impasse. Mais pour combien de temps ? Heureusement que le peuple malien n’est pas amnésique. Il sait discerner le mensonge à la vérité. Mais pour l’instant, c’est l’opposition politique qui est traité de tous les noms d’oiseaux et d’apatride. Et malheureusement par un régime qui a commis le pire crime de dépenser l’argent des Maliens dans des dépenses  de prestiges pendant que ceux-ci meurent de faim et de soif. Quelle honte de voir aujourd’hui le ministre de l’Emploi et de la formation professionnelle qui, dans l’incapacité totale de dresser le bilan physique d’un an d’IBK au pouvoir, veut faire avaler aux Maliens que des gens travaillent aujourd’huià déstabiliser le régime actuel en faisant allusion à l’opposition politique! Mais comment ? Le ministre n’a pas apporté la preuve. Dans ses accusations creuses, il va même plus loin en disant « leur objectif est de conquérir le pouvoir, venir diriger le pays, ils n’ont aucun intérêt à venir diriger un pays qui souffre déjà, qui est par terre. Ça ne veut pas dire que les opposants doivent rester comme ça, mais qu’ils le fassent vraiment dans un esprit citoyen, d’apaisement », a-t-il dit. Oubliant du coup que le Mali n’est plus à terre mais qu’il a été enterré par le Président IBK et son gouvernement depuis l’achat du Boeing 737 et le marché de gré à gré de fournitures en armement de l’armée. N’est pas là  ce qu’on appelle un festival des brigands, monsieur le ministre ?

Youssouf Z KEITA

 

 

SOURCE: Le Républicain  du   19 sept 2014.
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