Marche des enseignants : Oumar Mariko en tête du cortège

Les enseignants maliens étaient dans la rue pour dénoncer la mauvaise foi du Gouvernement à engager des discussions sincères autour de leurs doléances. Par cette sortie, les leaders des syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016 apportent une réponse coupant court à la campagne de sensibilisation jusque-là menée par la Ministre Racky Talla, considérée comme une désinformation. Selon nos informations dont nous ne sommes pas à mesure de confirmer, il y a un autre préavis de grève de 15 jours, à partir du 11 mars 2019, qui serait déposé en début de cette semaine. 

 

Hier, mercredi 6 mars, dans notre capitale et plusieurs villes de l’intérieur, les enseignants ont marché.  À savoir Gao, Koulikoro, Kita, Bandiagara, Bougouni, Tombouctou, Goundam, Kangaba, Barouéli, Nara, Douentza, Djenné, Kayes et Bamako ont toutes battu le pavé. La quasi-totalité des marcheurs portaient des foulards rouges pour certains et des Teeshirts pour d’autres.

«Les enseignants ont droit aux primes de logement, de documentation, d’un plan de carrière », scandaient les marcheurs. Sur les affiches et les pancartes, on pouvait lire: «L’école doit être une priorité pour tout bon Gouvernement ! Non à l’injustice, oui au précompte ! On n’a pas peur d’intimidation ! Sans satisfaction, pas de travail ! Oui c’est possible, parmi plusieurs autres slogans ! Certains déterminés ont passé la nuit à la place CAN, lieu de regroupement et de départ, au tour d’un thé. La marche est partie de la place CAN au monument N’Kwamé N’Krumah. L’objectif de cette marche des enseignants maliens est de revendiquer leurs droits que le Gouvernement « refuse » de satisfaire. Même si certains des marcheurs ont préféré dénoncer l’attitude de la Ministre Racky Talla  face à la gestion des problèmes que traversent les enseignants. Pourtant, les  syndicats  des  enseignants avaient, pour la cause de ces mêmes doléances, observé pas mal de grèves cette année pour les mêmes motifs de revendications qui demeurent toujours, mais sans suite favorable. De sérieuses menaces  planent  désormais sur l’année scolaire. Cette année, depuis l’ouverture des classes, l’école   malienne est secouée par des grèves répétitives. Si ce ne sont pas les enseignants qui  débrayent, ce sont les élèves  qui désertent les classes. Les syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre (Syldef, Syneb, Syntec, Synesec, Synefct, Fenarec et la Section enseignement secondaire du Snec), après plusieurs grèves, ont encore décidé d’observer une grève de 360 heures (15 jours) en trois étapes : du 11 au 15 mars ; du 18 au 22 mars et du 1er  au 15 avril 2019.  Les revendications des enseignants contenues dans leur plateforme revendicative abordent 10 principaux points : l’octroi d’une prime de logement et de documentation ; l’adoption immédiate du projet de loi portant plan de carrière du personnel enseignant du secondaire, de l’enseignement fondamental, de l’éducation préscolaire et fondamentale. Du côté de l’Association des parents d’élèves, on estime que, si la grève est un droit, les portes de la négociation aussi doivent rester ouvertes.

Mahamadou YATTARA

 LE COMBAT

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