Mali : le royaume d’IBK

une seule famille détient la réalité du pouvoir ? Ce n’est certainement pas une République.

IBRAHIM BOUBACAR KEITA president IBK presentationt voeux

Le président de la République Ibrahim Boubacar Keïta ne manquera certainement pas d’expliquer aux Maliens, comment son fiston est devenu député et le beau-père de celui-ci, président de l’Assemblée nationale du Mali. Il ne serait pas à court d’arguments, pour ce faire, mais il ne parviendra à convaincre que les plus crédules d’entre nous.

 

Car, si au début, des indiscrétions ont laissé entendre qu’il (IBK) était contre le choix de son fils comme candidat du Rassemblement pour le Mali (Rpm), les derniers événements ont convaincu plus d’un Malien du contraire. Autrement, rien de ce que les Maliens vivent à ce jour, ne serait possible.

 

 

On peut le dire, derrière la candidature de Karim Keïta, fils d’IBK, il y a sans l’ombre d’aucun doute la volonté de son paternel. Vous voyez un chef de famille, dont on dit être ferme et rigoureux, laisser son fils, même s’il en a le droit, donner l’impression à ses concitoyens qu’il se fiche royalement de son point de vue ? À moins que ce chef de famille ne jouisse d’aucune autorité sur son rejeton ou idolâtre celui-ci ?

 

 

Dans les deux cas, on peut douter d’une quelconque emprise du premier sur le second, sinon affirmer que c’est le fiston qui détient une autorité sur son paternel. Où est alors passée l’autorité d’IBK, s’il est incapable d’avoir un semblant d’autorité sur son fils ?

 

Aujourd’hui, les Maliens devraient se poser beaucoup de questions sur les qualités supposées de l’homme qu’ils viennent de porter à la tête de l’Etat. Parce que, si beaucoup d’entre eux ont voté pour lui, c’était en se disant qu’il serait celui-là même qui pourrait donner à l’Etat son autorité. Ils découvrent, à leurs dépens, que leur choix n’était pas éclairé. Il y en a qui en sont encore là à se décrotter tous les sens. Dans le seul dessein de chercher à comprendre ce qui se passe en ce moment au Mali.

 

 

Ce qui se passe, c’est que les Maliens ont élu un «Mandemassa», littéralement : «Roi du Mandé». Alors ne soyez pas stupéfaits devant les caprices du Roi. Lequel, pour pérenniser son pouvoir et préparer sa succession, ne pourrait chercher loin en dehors de sa famille. S’il était dans l’incapacité de gouverner ses sujets, qui, mieux qu’un membre de sa famille, pourrait lui reprendre les rênes. Dans le cas contraire, la royauté changerait de lignée. IBK n’est tout simplement pas bête pour se chercher un successeur hors de sa «lignée». Le «Mandemassa» est dans son droit !

 

Dioukha SORY

SOURCE: Le Reporter
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