Mali : Candidat contre IBK, Moussa Mara en quête de soutien à Paris

À quatre mois de l’élection présidentielle au Mali, le candidat Moussa Mara s’est rendu en France pour se chercher des soutiens. Sur les bords de la Seine, il s’est entretenu avec plusieurs personnalités françaises.

Le 29 juillet prochain, les Maliens seront appelés aux urnes pour élire leur nouveau président. Aussi, le candidat déclaré à la prochaine présidentielle, Moussa Mara, entend d’ores et déjà se mettre en pôle position. L’ex-Premier ministre malien qui se dit prêt à briguer la Magistrature suprême s’est lancé dans une quête de soutiens solides pour l’accompagner dans ses ambitions politiques.

Le président de Yelema (opposition) a donc séjourné en France du 26 février au 2 mars. L’objectif de ce voyage était bien défini : renforcer ses acquis et atouts auprès de certaines sommités françaises avec qui il entretient déjà des relations étroites. Il a notamment rencontré Étienne Giros, président délégué du Conseil français des investisseurs en Afrique (Cian), Laurent Bigorgne, directeur de l’Institut Montaigne, et Rémi Maréchaux, directeur Afrique au Quai d’Orsay. Ces derniers pourraient, à n’en point douter, lui être d’un apport très bénéfique.

Ces rencontres l’ont tellement revigoré que le candidat malheureux à la présidentielle de 2012 croit fermement en ses chances pour les prochaines élections. Il avait alors fait volte-face aux autres partis de l’opposition pour se présenter en solitaire. Pourra-t-il se trouver un allié en pareille occurrence ?

Il devrait par ailleurs s’adresser au peuple malien, détenteur exclusif de la souveraineté, pour avoir leur caution. Mais les tristes évènements de Kidal restent encore gravés dans la mémoire collective au Mali.

Alors Premier ministre, Moussa Mara avait entrepris d’effectuer, en dépit de toutes les protestations, une visite dans le fief de la rébellion touarègue, le 17 mai 2014. Ce déplacement très politique, mais mal préparé s’est soldé par la mort de plusieurs autorités maliennes, dont des préfets, sous-préfets et militaires. Un haut fonctionnaire malien avait alors regretté : « C’était à nous d’y aller en amont pour préparer sa venue. » Le chef du gouvernement malien avait par la suite été contraint à la démission.

Eu égard à toutes ces réalités, l’on se demande comment se fera le retour de Moussa Mara sur le devant de la scène politique au Mali.

Notons que le président Ibrahim Boubacar Kéita dit IBK est également candidat pour un second mandat.

 

Source: afrique-sur7.fr

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