Lutte contre l’insécurité : Bamako abrite désormais un centre régional de la CEDEAO

Le territoire malien est, en raison de sa situation géographique, plus que jamais sollicité dans le cadre des luttes régionales contre le terrorisme et l’insécurité.

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Après Sévaré, dans la Région de Mopti, où il a été inauguré, il y a de cela quelques semaines seulement, le Centre de commandement de la force du G5 Sahel, c’est au tour de Bamako d’être le site d’inauguration d’un autre centre: le Centre ouest-africain de coordination d’alertes précoces aux menaces sur la sécurité, initié par la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), le week-end dernier.

Dans notre capitale, s’inscrit en droite ligne de la synergie d’actions nécessaire aux Etats de la Sous-région pour mieux pouvoir faire face aux défis qui sont les leurs.

A l’image du G5 Sahel qui a choisi le centre de notre pays notamment la ville de Sévaré pour abriter son Centre de commandement, la CEDEAO a placé son choix sur Bamako pour servir de lieu d’hébergement de son Centre de coordination d’alertes précoces aux menaces sur la sécurité. L’inauguration de cette place a été marquée par une conférence régionale sur la situation sécuritaire dans le Sahel et en Afrique de l’Ouest déroulée le samedi 14 octobre dernier, ici à Bamako. C’est le Président Ibrahim Boubacar Kéïta, hôte de la rencontre, et son homologue du Togo, Faure Gnassingbé, Président en Exercice de la CEDEAO, qui ont procédé à la naissance officielle de ce cadre coordonné contre l’insécurité.

Ce centre, qui sera mis en service dans un premier temps dans cinq pays de la CEDEAO, à savoir le Mali, le Liberia, le Burkina Faso, la Guinée-Bissau et la Côte-d’Ivoire, a été financé à hauteur de 2 milliards de francs CFA (environ 3 millions d’euros) grâce à un don des Etats-Unis d’Amérique.
Par le matériel sophistiqué dont il est équipé,  ce centre permettra rapidement de collecter, d’analyser et de traiter les informations sécuritaires, pour éviter des attentats en préparation par des terroristes, selon le Président de la Commission de la CEDEAO, Marcel Alain de Souza. Il peut également permettre de lutter «contre l’insécurité alimentaire, de partager rapidement les informations sur de possibles épidémies».

Comparé à la réalisation du G5 Sahel du mois dernier, ce centre se présente comme la cheville ouvrière civile du bras armé que constitue Sévaré. Certes, les tenants de chacune de ces chef-d’œuvre ne sont pas forcément les mêmes, mais les aboutissants quant à eux sont communs : sécurité, paix, quiétude, Bien-être social, développement, etc. Il va s’en dire qu’il s’agit des initiatives qui font que les dirigeants des Etats concernés sont à pied d’œuvre dans la lutte contre le terrorisme et le banditisme organisé.

Le sort ayant fait de notre pays l’espace le mieux à même d’abriter ces cadres communs, le Mali s’attire ainsi involontairement les feux des projecteurs en ce sens que des yeux aussi bien de la sous-région ouest-africaine que des quatre coins de la planète, seront rivés sur Bamako tout comme Sévaré. Ce, afin de suivre de près les résultats escomptés. Ceci, dans les intérêts supérieurs de la CEDEAO et du G5 Sahel.

Katito WADADA

 

Source: LE COMBAT

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