L’opposition dénonce des fraudes massives

A la veille des élections communales, les différentes formations politiques s’invectivent. L’opposition dénonce des fraudes avant le scrutin de ce dimanche. Le pouvoir quant à lui s’en défend et parle de calomnies.

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Lors d’une conférence de presse jeudi au siège de l’Union pour la République et la Démocratie (URD), le vice­-président du parti Me Boubacar Coulibaly a dénoncé des fraudes massives. « Il nous est  revenu de constater que des spécimens de bulletins autres que ceux délivrés par l’administration ainsi que des bulletins de vote ont été découverts dans plusieurs circonscriptions électorales du pays notamment à Dioïla, dans les communes IV, V et VI de Bamako. Cette situation est une grave atteinte à la transparence et la sincérité du scrutin et risque de compromettre dangereusement le bon déroulement du scrutin du 20 novembre 2016. » soutient-il. Avant d’ajouter qu’en commune II du district de Bamako, les listes des présidents de bureaux de vote et des assesseurs ne seraient composées que de jeunes issus de l’alliance RPM-CODEM. L’opposition menace donc de contester les résultats du scrutin.

« Si le gouvernement ne fait rien pour  recadrer son tir, l’opposition se réservera  le droit de ne pas reconnaître les élections communales de dimanche et par conséquent, se battra pour exiger leurs annulations ». Plusieurs autres formations politiques emboîtent le pas de l’URD et parlent de fraude. C’est le cas des Forces alternatives pour le changement (FAC) mais aussi de l’alliance Kaoural Renouveau-CAV qui brandissent tous la menace d’une non reconnaissance des résultats. Le président du FAC annonce que si des bulletins suspects continuent de circuler, il ne seront pas d’accord avec le scrutin. Mardi dernier, c’est le parti pour la renaissance nationale (PARENA) qui avait lancé les accusations. Le secrétaire politique du parti Djiguiba Keita parlait d’un vote frauduleux pré-arrangé pour permettre au RPM de contrôler les mairies au prix de tripatouillages.

Accusé de toute part, le parti au pouvoir a tenu à se défendre. « Battez-vous plutôt pour avoir l’adhésion des électeurs et électrices plutôt que de chercher des alibis pour tenter de justifier vos revers électoraux », conseille la présidente du bureau national du mouvement des femmes Diawara Aissata Touré. Le secrétaire général du RPM parle lui d’accusations fallacieuses. « Ce sont des spécimens. C’est la simulation de bulletin que l’administration met à la disposition des partis politiques pour que les électeurs ne puissent pas se tromper le jour du vote. Surtout qu’il s’agit d’élection de proximité, les partis politiques peuvent se retrouver à deux, à trois ou même à quatre sur le même bulletin. Il n’y a pas de bulletin « prévoté » ». soutien-t-il.

 

Source: journaldumali

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