L’opposition au sujet de l’an 1 IBK : La crainte du pire !

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Les partis de l’opposition politique malienne ont organisé un grand meeting le dimanche dernier pour donner leur appréciation sur la première année du quinquennat du président de la République Ibrahim Boubacar Keita. Cette rencontre hautement importante pour l’opposition politique, a réuni toutes les formations politiques de cette tendance. C’était au palais de la culture où L’Urd, le Paréna, le FCD, AFP, le PDES, le PRVN/Faso Ko, l’AFP et autres,   se sont exprimés sur le bilan jugé insatisfaisant des autorités politiques actuelles.

Après l’intonation de l’hymne national du Mali, une projection vidéo sur certains événements qui ont marqué la vie de la nation de l’élection du président IBK au passage de Soumaila Cissé au domicile des Keita pour féliciter le président élu, l’honorable Mody N’diaye a procédé à la lecture de la déclaration signée par l’ensemble des partis politiques de l’opposition. Dans cette déclaration, le président du groupe parlementaire VRD, a souligné un certain nombre de points qui sont toujours en souffrance et ont besoin que les autorités politiques s’attèlent pour une résolution pour le bonheur des maliens et l’honneur du Mali. Au nombre de ces points nous pouvons citer : la  réaffirmation avec force l’attachement des partis de l’opposition  aux valeurs de la république, aux vertus patriotiques et aux principes démocratiques et au respect des institutions.  Partisans et défenseurs d’un État laïc, indépendant, souverain et garant de son intégrité territoriale, Ils s’opposent à toute velléité d’autodétermination.    En plus de cela, les partis signataires de cette déclaration, entendent exercer leurs missions d’opposition en toute liberté d’opinions et d’expressions dans le strict respect de la Constitution, des lois  et règlements qui régissent la vie politique nationale.

Au regard de ces préalables et de la situation difficile actuelle que traverse notre pays, à cause de la mal gouvernance politique, institutionnelle, économique, sécuritaire, budgétaire et sociale, les partis de l’opposition selon Mody N’diaye, exhortent le Président de la République à changer urgemment de cap afin d’éviter au pays une catastrophe imminente qui risquerait de disloquer le pays, de diviser et d’appauvrir ses populations, et de conduire la Nation à une grave fracture,  à prendre en compte la souffrance  quotidienne de son peuple, la déshérence dramatique et l’aggravation du niveau de chômage de sa jeunesse, la marginalisation et la paupérisation progressive et dangereuse des forces vives  du pays dont les femmes payent le plus lourd tribut, à imposer sans préavis la gestion rigoureuse, transparente et efficace des finances publiques et à arrêter d’utiliser le budget de l’Etat dans des dépenses somptuaires.  Au surplus, ils demandent au Président de la République d’investir fortement dans les infrastructures  vitales au redressement économique du pays (routes, santé, éducation, etc.), de relancer l’économie nationale par la promotion appuyée du secteur privé et enfin de garantir le fonctionnement optimal et transparent des institutions de la République en vue d’assurer des prestations publiques efficaces au profit des populations.

Ils exhortent également, le président de la république, à organiser structurellement, matériellement et professionnellement l’Armée malienne, afin de lui permettre d’accomplir dignement et efficacement les missions majeures qui lui sont dévolues par la Constitution. Dans ce cadre, une diligence est à accorder à l’adoption de la loi de programmation militaire,  à respecter son engagement solennel de création d’une Commission Vérité, Justice et Réconciliation, en la rendant indépendante,  opérationnelle et efficace, à agir avec célérité et humanité, afin de permettre aux populations déplacées, qui survivent dans des conditions dégradantes et humiliantes, de retrouver leurs lieux d’habitat et leur assurer un accompagnement fonctionnel en vue de leur réinsertion sociale et économique.

L’honorable Mody N’diaye ne s’arrête pas en si bon chemin, concernant le dialogue social, qui est une valeur fondamentale de la société malienne, il a demandé à travers cette déclaration au président de la république, de  favoriser et valoriser le dialogue social avec l’ensemble des organisations qui défendent les intérêts des travailleurs, et à les considérer légitimement comme des partenaires de réussite et de progrès. Que le président de la république rétablisse la confiance envers son peuple, la communauté africaine et internationale, afin de mettre fin aux souffrances qui perdurent, aux colères qui grondent, aux suspicions qui s’installent et aux blocages financiers qui se multiplient. Enfin ils exhortent le président IBK,  à  faire en tant qu’acteur principal la promotion de la culture des trois piliers fondateurs de notre pays à savoir : la morale publique qui privilégie l’intérêt supérieur de l’État au détriment du profit personnel, la cohésion sociale qui développe la solidarité, l’emploi et la croissance, et l’unité nationale qui garantit la paix et solidifie l’avenir.

Avant de conclure que les partis signataires, sereinement conscients de leurs responsabilités, mesurent avec gravité combien cette déclaration solennelle est un «cri d’alarme» pour leur pays, en réel danger de déliquescence prononcée. Ils  souhaitent plus que jamais que le Président de la République soit enfin au cœur des préoccupations de son peuple, comprenne et apaise ses souffrances, réussisse les justes voies de son bonheur et donne de l’honneur à sa vie citoyenne. A la suite de l’honorable Mody N’Diaye plusieurs personnalités, se sont e tour à tour sur la situation qu’ils qualifient de pire qu’avant l’arrivée d’IBK au pouvoir. Parmi ces hommes et femmes leaders de leurs formations politiques, nous avons Amadou Abdoulaye Diallo du PDES, Djiguiba Keita dit PPR, du paréna, Soumaila Cissé de l’URD, Daba Diawara du PIDS, Mme Dandara Touré du PDES, Amadou Koita, Djibril  Tangara entre autres, sans deroger aux propos de l’hononrable N’diaye tous ces hommes et femmes ont deploré la situation actuelle du pays. Nous reviendrons sur certains commentaires dans notre prochain numéro.

A noter que la salle de 3000 places a refusé du monde venu de tous les horizons, habillés en tee-shirts blancs  avec photo du chef de l’opposition (Soumaïla Cissé). Les vuvuzelas chantaient de tous les côtés.

Hamidou N’agatté

 

SOURCE: Le Pays

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