L’imam Dicko et le ring politique : Prendre le pouvoir pour rectifier à tout prix sa bourde de 2013 ?

Les ambitions politiques, très agitées de l’imam Mahamoud Dicko commencent à faire mouvoir dangereusement les milieux religieux. Ce comportement du très respecté imam Mahamoud Dicko alimente des discussions et présage d’un conflit fratricide entre les différentes communautés musulmanes.

 

Depuis la création de son  association politique dénommée « CMAS » qui regorge en son sein d’une frange importante de la communauté Wahhabite, l’imam Dicko et ses soutiens ont entamé la mise en place dans les communes de Bamako mais aussi à l’intérieur du pays, des bureaux des   associations des wahhabites. Aujourd’hui 31 janvier 2020, des bureaux des wahhabites communément appelés «sunna ton » seraient créés dans quatre (04) communes du District de Bamako du 1er au 30 Janvier 2020.

Après avoir fait battre campagne au profit de Ladji Bourama en 2013, Mahamoud Dicko et ses associés se sont érigés en fervents opposants, allant jusqu’à promettre la chute du régime du Mandé Massa. Ils ont ensuite grossi les rangs de l’opposition de Soumaïla Cissé et d’Aliou Boubacar Diallo durant des mois.

Ces bureaux et associations, d’après Issa Kaou Djim, sont constitués pour faire un combat politique et permettre à la CMAS et à ses candidats d’occuper Koulouba. Aussi, un discours sévère est tenu contre l’écrasante majorité des politiciens. Mais l’homme de la Primature, le Dr Boubou Cissé, est quant à lui, félicité pour sa bonne collaboration et ses nombreuses donations.

Ces structures, affirment des sources proches de l’homme du 5 Avril, sont mises en place sur demande expresse de Mahamoud Dicko et des mosquées de Wahhabia serviraient de locaux pour la création desdits bureaux et de lieu de partages d’information. La certitude a été donnée cette semaine en conférence de presse  où le porte-parole de l’imam Dicko a rappelé que leur objectif était 2023 et qu’ils vont occuper Koulouba. L’imam ne souhaiterait pas lui-même être candidat mais voudrait, comme en 2013, lors de la plus grande bêtise des religieux, appuyer un homme qui sortirait le Mali dans ce chaos.

Après l’éviction de Soumeylou Boubèye Maiga, la situation n’a pas trop évolué. Au contraire les mêmes causes continuent de produire les mêmes effets sous les yeux inquisiteurs de ces hommes religieux très politiques. La nomination du Dr Boubou Cissé, au poste de Premier Ministre, ne s’est pas faite sans la consultation et la bénédiction du grand imam dont la nouvelle posture est vue aujourd’hui comme un acte de trahison.

Figaro du Mali

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