Levée des sanctions : La Cedeao toujours insatisfait

Prenant en compte ces avancées vers la normalisation constitutionnelle et pour soutenir ce processus, les Chefs d’Etat et de gouvernement de la Cedeao ont décidé de lever les sanctions sur le Mali. Ils en ont appelé pour la circonstance tous les partenaires bilatéraux et multilatéraux à le soutenir à cet effet.

 

C’était à travers une déclaration, rendu publique par le président Ghanéen, Nana Akufo Addo, dans laquelle, les dirigeants ouest-africains ont salué le renoncement des militaires maliens à une prérogative majeure initialement dévolue au chef de la junte, le colonel Assimi Goïta. Ce dernier, quoique solennellement investi vice-président transitoire, ne pourra pas remplacer le président de la Transition en cas d’empêchement, selon la Charte élaborée par les militaires et publiée dans le Journal Officiel

Néanmoins, dans leur déclaration afférente à la levée des sanctions, les autorités sous-régionales demandent aux nouvelles autorités de la Transition de “mettre en œuvre rapidement” les autres décisions prises par la Cédéao, “en particulier la libération de tous les officiels militaires et civils arrêtés” lors du coup d’État du 18 août. Quelques heures auront suffi pour que la junte s’exécute partiellement en procédant à la libération de personnalités détenues tout en les tenant à la disposition de la justice pour toutes fins utiles. Au demeurant, de sources militaires, ils auraient tous été entendus par le service d’investigation judiciaire de la gendarmerie et leurs dossiers transmis à la justice. Il s’agit de l’ancien Premier ministre, Boubou Cissé, de l’ancien président de l’Assemblée nationale, Moussa Timbiné, des généraux Ibrahima Dahirou Dembélé, M’bemba Moussa Keïta, Oumar Dao, Ouahoun Koné, Boukary Kodio, Abdramane Baby, Abdoulaye Coulibaly, Moustapha Drabo et du colonel-major Faguimba Kansaye”, selon ce communiqué publié sur les comptes Facebook et Twitter du CNSP.

Par ailleurs, la Cedeao réclame toujours la “dissolution” du Conseil national pour le Salut du peuple (CNSP), l’instance mise en place par les militaires après le renversement du président IBK. Face à cette derrière doléance, les colonels putschistes observe pour l’heure un silence radio. Assimi et compagnons ne semblent pas prêts à dissoudre l’instance ayant dirigé le Mali du 18 août jusqu’à la prestation de serment de Bah N’daw, le 25 septembre. En tout cas, pas pour l’heure. En effet, il semble que le nombre des membres du CNSP pose énormément de problème et chacun réclame ou attend une récompense à la hauteur du risque qu’ils ont pris le 18 août lors de l’insurrection.

Amidou KEITA

Le Témoin

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