Lettre ouverte  au ministre de la Jeunesse et de la Construction citoyenne, Porte-parole du gouvernement

Honte nationale décrétée par le ministre Amadou Koita Monsieur le Ministre,

Je viens par la présente note, vous faire de mon inquiétude sur la question d’éducation et d’emploi au Mali, débattu pendant l’émission de Rfi enregistrée le 22 février à Bamako à la faculté des sciences économiques et de gestion. Vous avez pris part à cette rencontre qui a été d’une importance capitale.

Monsieur le Ministre, je tiens à vous saluer d’avoir accepté de faire face aux étudiants et de répondre aux questions qu’ils vous ont adressées. Il faut savoir que vous avez en charge un département ministériel, vous êtes une référence pour la jeunesse malienne.

Par ailleurs, la citoyenneté doit se sentir aussi dans vos propos. Mais sachez que les réponses que vous avez données aux questions des étudiants n’ont pas été à hauteur de souhait. Vous avez tantôt joué le jeu de la défensive au lieu d’admettre les faits ou de proposer des alternatives convaincantes.

 

Monsieur le Ministre, les maliens se connaissent entre eux et savent bel et bien ce qui met leur pays en retard. Nul ne peut se glorifier de la qualité de l’école malienne qui laisse à désirer. L’école malienne n’est pas au rendez-vous comme a souligné un étudiant lors du débat, un fait que vous avez tenté de nier. Ce qui blesse le bon citoyen malien, c’est le fait d’entendre un ministre dire que le niveau de l’école malienne est bon parce qu’une étudiante s’exprime parfaitement en français.

Monsieur le ministre, entendre cela de vous, nous écœure. Si la compétence se mesure par une éloquence, sachez que les maliens ont des savants. Mais, cela ne fait pas jusqu’à présent l’affaire du peuple. Pouvez-vous donner une réponse à cela ?

Monsieur le Ministre, c’est un regret de votre part. Nier une vérité qui est connue de tous, discrédite l’homme (honnête). Je comprends que vous deviez vous défendre, mais face à la question d’emploi et d’éducation au Mali, nous savons tous que les relations malveillantes jouent beaucoup. Vous avez dit que vos bras sont ouverts aux étudiants, mais je ne crois pas que ça sera le cas. L’administration malienne n’est pas toujours accueillante. Ils sont des milliers de maliens qui se plaignent de l’incompétence de notre administration. Les uns et les autres y intègrent par des voies frauduleuses. Même pour réclamer ses droits, l’argent est demandé, vous le savez bien.

Monsieur le Ministre, je considère que vous avez plutôt humilié notre pays à travers ce débat sur une radio internationale. Vous auriez dû accompagner les étudiants afin que vous ayez leur confiance, mais tel n’a pas été le cas. Les étudiants maliens ont la soif d’apprendre. Quand bien même il y a de beaux bâtiments construits, tant que l’homme n’est pas à la place qu’il faut, rien ne marchera pour notre pays. Il faut accepter la réalité des faits, cela est un début de solution pour tout problème.

Monsieur le Ministre, j’espère que vous prendrez note de mon observation. L’intention de la présente lettre est de participer au débat de la construction du pays.

Je vous remercie.

Source: denonciateur

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