Le MODEC à propos du « Relevé de conclusions des consultations préparatoires à la mise en œuvre de l’Accord … » : « La tentative de créer les régions »

Après l’examen des différents points du ” Relevé “, le bureau politique national du Mouvement pour un destin commun (MODEC) dénonce la participation du Gouvernement du Mali à un processus de réouverture des négociations, contraire à toutes les déclarations précédentes du Gouvernement lui-même, de la Médiation et de la communauté internationale.

Le parti fustige  » le caractère insolite et anachronique de la signature par le Gouvernement d’un avenant avec la CMA avant même que celle-ci ne signe l’Accord principal d’Alger du 15 mai 2015 « .

Pour les responsables du MODEC, le document signé récemment à Alger fait un traitement discriminatoire de l’opérationnalisation des deux régions de Ménaka et de Taoudéni par rapport aux autres régions créées par la même loi. Ils s’insurgent aussi contre « le caractère discriminatoire, injuste et dangereux pour la sécurité du pays de l’insertion prioritaire et majoritaire des combattants de la CMA et des autres mouvements politico-militaires au sein des forces de Défense et de sécurité reconstituées déployées au Nord « .

Concernant la création de ces deux régions, le MODEC considère que cette disposition est contraire à l’article 3 de l’Accord d’Alger du 15 mai 2015.

Et qu’elle a un caractère discriminatoire par rapport aux autres régions déjà créées par la même loi et qui attendent l’adoption des mêmes mesures réglementaires et législatives pour être opérationnelles.

«La focalisation sur la création de ces deux régions soulève des inquiétudes de sécurité et de défense, car elle relève d’une stratégie d’occupation immédiate des régions de Gao et de Tombouctou pour pouvoir les intégrer plus facilement dans la prétendue Azawad indépendante que la CMA veut créer».  » Leur acharnement absolu à vouloir déloger le GATIA de Ménaka avec la complicité de certains acteurs internationaux s’inscrit dans ce cadre. Il ne fait aucun doute que cette démarche sape la confiance entre des communautés qui cherchent à se réconcilier et à faire la paix… « 

Le MODEC annonce attirer l’attention du peuple malien et de la communauté internationale sur ce qu’il appelle les  » graves risques que font peser les différents points dénoncés ci-dessus sur l’unité de la nation, l’intégrité du territoire, la réconciliation nationale et la paix « .

Pour ce qui concerne la réouverture des négociations et la signature par le Gouvernement d’un avenant avec la CMA avant la signature par cette dernière de l’Accord principal, le parti dirigé par l’ancien député Konimba Sidibé considère qu’il s’agit là d’une remise en cause fondamentale du document signé le 15 mai 2015 et son remplacement par un nouvel accord qui entérine l’ensemble des préoccupations formulées par la minorité extrémiste de la CMA.

La garantie de l’application de l’Accord du 15 mai 2015 dans le respect de la Constitution et de la ligne rouge tracée par les hautes autorités, à en croire le parti de l’éléphant, a cédé sous la pression du MNLA et de ses alliés internationaux.

Bruno D SEGBEDJI

 Source: L’Indépendant
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