Le ministre Abdoulaye I. Maïga à Gao et Mopti : LA SECURITE AU CENTRE DES ECHANGES

Dans le cadre des contacts avec les services relevant de son département, le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation Abdoulaye Idrissa Maïga s’est rendu le week-end dernier à Mopti et Gao, accompagné de ses plus proches collaborateurs. La rencontre de Kidal a eu lieu dans la Cité des Askia.
Le ministre Maïga a fait le constat qu’au plan administratif, dans la région de Gao, le retour des autorités administratives et des agents des services techniques est effectif dans les chefs-lieux de cercle. Le processus de redéploiement a été, hélas, freiné depuis les violences du 21 mai 2014 à Kidal qui ont eu pour conséquences l’occupation par les groupes armés du cercle de Ménaka, de la commune de Talataye (cercle d’Ansongo), de l’arrondissement de Djebbock dans le cercle de Gao.

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Malgré cette crise conjoncturelle, a assuré le gouverneur Oumar Baba Sidibé, l’administration fonctionne et assure ses missions. Au nombre de ces tâches, après la réussite des élections présidentielles et législatives, se préparent activement les communales et régionales initialement prévues le 26 avril puis reportées.
C’est avec succès qu’ont été renouvelés les conseils de village, fractions et quartiers à l’exception de ceux du cercle de Ménaka, de la commune de Talataye et de certains des communes de Témmera, Bamba et Almoustrat du cercle de Bourem, a énuméré le chef de l’exécutif régional.
La révision exceptionnelle des listes vient d’être bouclée résolvant ainsi le problème des inscriptions des électeurs en âge de voter et des omis. Par contre, le problème de la sécurité se pose encore avec acuité et fait obstacle à toute organisation réussie.
En ce qui concerne la région de Kidal, les 4 dernières années ont été très éprouvantes à cause notamment de l’occupation de la région et, encore une fois, des tragiques évènements de mai 2014. Cette situation, a rappelé le gouverneur Adama Kamissoko, a eu pour conséquence le retrait total de l’administration de la zone. Le personnel de la représentation de l’Etat a été très éprouvé lors des combats de mai 2014 ayant entrainé la mort de 6 administrateurs et la prise en otage d’une trentaine de cadres qui restent encore psychologiquement marqués par les souffrances endurées.
Les agents qui ont perdu la vie sont le commandant de la Garde nationale Mory Diarra, préfet de Tin-Essako, Drissa Coulibaly, administrateur civil et préfet d’Abeibara, Amadou Belco, administrateur civil et préfet de Kidal, Sékou Sissouma, administrateur civil et préfet-adjoint de Tessalit, le capitaine de l’armée Mahamane B. Touré, sous-préfet de Boghassa, le lieutenant Paul Marie Sidibé, sous-préfet de Tinzaouatène. Les administrateurs assassinés ont été remplacés et les nouveaux titulaires des postes ont tous pris service en attendant que les conditions d’un éventuel redéploiement soient réunies.
Malgré la libération des cercles de Douentza, Tenenkou et Youwarou de l’occupation, la situation sécuritaire est restée préoccupante surtout le long de la bande frontalière avec le Burkina Faso et sur l’axe Tenenkou- Youwarou, a indiqué le gouverneur de la région de Mopti, Kaman Kané. L’insécurité se manifeste par des braquages et des attaques contre des véhicules forains. Le 6 janvier dernier, des hommes armés non identifiés ont attaqué dans la nuit la commune de Dioura et vandalisé les bureaux du sous-préfet et du maire. A la faveur de la foire, la ville a été prise d’assaut. La riposte des FAMA a eu raison des assaillants.
Partout, les échanges entre le ministre Maïga et les administrateurs ont porté sur la question des élections, de la pérennisation du Ravec et des grands chantiers de la décentralisation.
S. DOUMBIA

source : L Essor

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