Le chef de l’état sur ses 365 jours au pouvoir : 90 minutes sur les sujets brûlant de la nation

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Ce n’était peut être pas prévu dans le calendrier du président, mais les circonstances lui ont obligé à s’expliquer devant le peuple, a travers un entretien exclusive qu’il a accordé a l’ORTM et AFRICABLE télévision dans la nuit du vendredi 06 septembre 2014. C’est devenu une coutume  dans notre pays  depuis l’avènement de la démocratie, les chefs d’Etat qui se sont succéder au pouvoir, ont pris l’habitude, a chaque anniversaires  de leurs accession au pouvoir, d’accorder des entretiens bilan à la presse.
C’est à cet exercice républicain, que le président de la république Ibrahim Boubacar Keita s’est prêter le vendredi, avec  six (06) sujets sur la table a savoir : la résolution de la crise du nord et la réconciliation, la gouvernance, le social, la diplomatie, l’économie et la défense.
Il s’agissait pour le président élu avec plus de 77% des voix des maliens de faire le bilan  de un an d’exercice au pouvoir, même si  pour beaucoup d’observateurs une année  ne suffit pas, pour jauger un mandat de cinq ans, qu’a cela ne tient, la pression était  si grande que cet entretien télévisé (improvisée) était l’occasion idéal  pour le «MANDE MANSA» de calmer les ardeurs de ses concitoyens a travers des mots qui peuvent rassurer. On se souviens que son dernier grand oral à la télévision remonte à l’événement malheureux de Kidal (au mois de mai dernier) ou beaucoup ont jugé son adresse un peu au dessous des attentes, donc l’édition spéciale bilan donnait sans nul doute l’occasion au «Kankélétigui» de rassurer son peuple, histoire de dire qu’il maîtrise le bateau Mali contrairement à ce que dit l’opposition à tout bout de champs. Il faut dire que ces dernier jours l’opposition, avec à sa tête Tiébilé Dramé, ne cesse de multiplier les sorties médiatiques pour dire à qui veut l’entendre que le bilan d’un an d’exercice du président IBK est du jamais vu au Mali (dans le mauvais sens bien sûr)  et à la tête de cette grogne qui est en train de prendre de l’ampleur , le président du PARENA ,qui  a très vite été rejoint par d’autres leaders de l’opposition notamment le très bouillant Amadou Koita, et Soumaïla Cissé de l’URD. Alors il fallait vite couper court à ces tapages médiatiques et s’adresser directement au peuple, d’où un entretien exclusif accordé aux deux télévisions les mieux regardées dans notre pays, à savoir Africable et l’ORTM, même si cela a pris deux jours de retard puisque, c’est le 04 septembre 2013 qui était la date anniversaire officielle de son accession au pouvoir.
Certaines indiscrétions font savoir que cet entretien n’était pas du tout prévus : «Puisque l’opposition est en train de mettre la pression, le président est obligé de le faire», a martelé une  source proche de la mouvance présidentielle. S’agissant de l’entretien, il faut dire que la crise du nord a pris une large place dans les débats entre lui et les journaliste Youssouf Touré de l’ORTM et Sékou Tangara d’AFRICABLE Télévision.

Plus de 30 minutes consacrées à la question de la crise
Sur cette question, le chef suprême des armées et garant de l’intégrité a décrypté les actions entreprises pour trouver très rapidement une solution définitive de sortie de crise.

La lutte contre la corruption
Le président lui-même avait décrété l’année 2014 celle de la lutte contre la corruption donc l’occasion lui a été offerte pour dire ce qui a été fait depuis le 04 septembre 2013. Notamment  la lenteur du processus de certains dossiers comme celui de la junte défunte de Kati dont le dossier tarde à connaitre son épilogue. Le confrère Sékou Tangara  pose la question : ‘’Vous en tant que chef  suprême de la magistrature, vous ne  pouvez pas faire bouger  les choses ? Sur la question, le chef de l’Etat est resté ferme sur sa position  «Je ne me mêle jamais du cours de la justice, je n’appelle jamais le procureur de la république, il peut en témoigner».

La gouvernance
Sur ce sujet le président IBK était très attendu et le confrère Sékou Tanagra d’AFRICABLE télévision n’a pas hésité a posé des questions souvent dérangeantes,  notamment sur le mot à la mode qui déforme son slogan de campagne de : «Le Mali d’abord » à «Ma famille d’abord» faisant allusion  a l’élection de son  fils, le président Keita a été intransigeant sur la question : «Je ne suis  aucunement  gêné par  cette accusation, pour la simple raison qu’elle ne reflète pas la réalité».  L’élection de son fils à l’assemblée nationale dans un pays démocratique est tout à fait normale, bien qu’il n’était pas favorable à sa candidature, et ça, même le dernier des maliens le sait, aussi sur la question du beau père de ce dernier le «Kankélétigui» dit qu’il est machiavélique et aberrant d’imaginer qu’il ait pu manœuvrer pour que Issiaka Sidibé soit le président de l’Assemblée.

Le social, la diplomatie, et la défense
Sur toutes ces questions le sixième président du Mali démocratique  a donné  des explications parfois satisfaisantes, et des fois, les observateurs ont jugé peu convaincantes. Certaines de ses réponses, comme par exemple la réponse donnée à la question de l’éducation, on s’est cru en face de l’ancien locataire de Koulouba dans son «Baroni» avec Sy Solo, lorsque le président dit qu’un de ses neveux, lui a demandé de lui acheter «UN MOTO» pour illustrer la baisse de niveau de l’école.
En tout cas de l’avis de beaucoup d’observateurs le président peut mieux faire, tant sur le plan de sa communication et  sur les objectifs qui lui sont conférés pour faire de notre pays tout le bien que le peuple a pensé de lui en l’élisant avec plus de 77% des voix.
Issa KABA

SOURCE: L’Express de Bamako
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