L’ADEMA-PASJ au chevet de la problématique de la défense et de la sécurité : « La gestion sécuritaire nécessite une planification stratégique »

Elaboration d’une politique de défense et de sécurité à l’horizon 2018 « . C’est le thème de la rencontre que l’ADEMA-PASJ a tenue le week-end dernier à Ségou. Le Secrétaire politique, l’ex-ministre Makan Moussa Sissoko, a remercié les experts pour leur participation avant de s’appesantir sur les types d’insécurité classique (banditisme, rébellion armée, conflits communautaires, coups d’Etat…) et les menaces actuelles à la sécurité intérieure, liées à l’évolution du contexte.  » Nous assistons aujourd’hui au passage du petit banditisme à la criminalité de violence, à une amélioration constante des techniques du crime, à la constitution de bandes criminelles itinérantes échappant au contrôle des Etats et la naissance de complicités à tous les niveaux de l’appareil de l’Etat « , a-t-il expliqué.

Makan Moussa Sissoko directeur general anpe accuse justice

Il a mis un accent particulier sur le contexte de la zone sahélo-saharienne en parlant des facteurs prédisposant et des facteurs de vulnérabilité.

Les menaces émergentes, dira-t-il, sont liées entre autres au terrorisme à grande échelle, à la criminalité transnationale, à la coexistence des groupes armés avec divers agendas (jihadistes, narcotrafiquants, indépendantistes, autodéfense) et à la décapitation comme nouvelle forme de mise en garde ou comme mesure de rétorsion.

Il a indiqué que les menaces sécuritaires dans ce domaine sont liées au terrorisme international et au crime organisé. Le terrorisme international est symbolisé par les groupes armés, de plus en plus mieux organisés et agissant sans pitié. Il s’agit d’AQMI, du MUJAO, d’ANSARDINE, de BOKO HARAM, les Signataires par le Sang, les Mourabitounes et l’émergence de califats.

Le crime organisé s’est structuré autour du trafic de drogue, d’armes, de cigarettes, du blanchiment d’argent et de la cybercriminalité. Les réponses peuvent se situer au niveau national, régional et sous-régional.

Sur le plan national, les problèmes de sécurité doivent sortir de la gestion au coup par coup, intégrer une vision stratégique claire, cohérente et prospective. La gestion sécuritaire nécessite une planification stratégique, à moyen et long terme ; tout en élargissant sa gestion à d’autres institutions et structures. Dans la gestion efficiente des enjeux de sécurité, il faut intégrer désormais la vulnérabilité du pays dans les analyses et faire fusionner la politique nationale de sécurité intérieure et de la protection civile.

Au plan sous-régional et régional, des lueurs sont permises à travers la prise de conscience des communautés économiques régionales de prendre en charge la discussion de la sécurité et la mutualisation des efforts dans le cadre du sahel.

De même, le droit international, constamment en avance sur les législations internes en matière de lutte contre l’insécurité, oblige les Etats à s’adapter en vue de mieux répondre aux attentes.

            Bruno D SEGBEDJI

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