LA LISTE DES PRESIDENTIABLES DE 2018 S’ALLONGE… La candidature du Général Moussa Sinko Coulibaly se précise.

Le Général Moussa Sinko Coulibaly s’apprête à démissionner, très bientôt,  de l’Armée pour déposer sa candidature à la Présidentielle de 2018. Qu’on n’y voit surtout pas une sorte de revanche des auteurs du coup d’Etat qui ont aidé IBK à arpenter les collines de Koulouba. Il s’agit, selon nos sources bien informées, de l’expression d’une ambition qui va s’appuyer sur des relais bien ancrés dans le terrain politique pour faire un maillage du territoire national. Une candidature qui vient allonger la liste des présidentiables de 2018, mais pas n’importe laquelle. Et pour cause !

Selon nos sources généralement bien informées, le Général de brigade Moussa Sinko Coulibaly, celui-là même qui avait proclamé la victoire du président IBK en tant que ministre de l’’Administration territoriale de la Transition sous le Pr Dioncounda, chargé d’organiser les élections, s’apprête à démissionner de l’Armée pour pouvoir se présenter à l’élection présidentielle de 2018.

Il nous revient en effet que depuis quelques temps cette candidature était en préparation et pour se conformer à la loi, en tant qu’Officier général de l’Armée, il doit quitter les rangs de l’Armée au moins six mois avant le scrutin, prévu normalement au mois d’août 2017. C’est dire qu’on est à dix mois de cette élection – si d’ailleurs elle aura lieu compte tenu de beaucoup de facteurs- et il vaut mieux ne pas attendre le dernier moment pour présenter sa démission de l’Armée et éventuellement être victime de couacs administratifs destinés à bloquer sa candidature.

L’on comprend aussi pourquoi, suite à la demande des partenaires du Mali de ne pas confier l’organisation des élections à l’actuel ministre de l’Administration territoriale, Tiéman Hubert Coulibaly, qui se trouve déjà trop engagé derrière IBK, le nom de Moussa Sinko Coulibaly avait circulé comme le remplaçant de Tiéman, mais cela n’avait pas abouti.

De toute façon, on a voulu le refroidir au frigo en le nommant à la tête de l’Ecole de maintien de la paix Alioune Blondin Bèye où il était en poste avant le coup d’état du 22 mars 2017. C’était surtout pour l’éloigner des troupes sur lesquelles il pouvait avoir une certaine influence et constituer une menace pour le pouvoir actuel. Mais c’était aussi oublier qu’à ce poste de directeur général de cette école, il est en contact direct avec l’Union européenne et d’autres grandes puissances partenaires du Mali et qui interviennent dans le financement et le soutien des activités de cette école.

En tout cas, selon nos sources, ce n’est dans une aventure inconsidérée que devra se lancer le Général Moussa Sinko Coulibaly qui a bien préparé sa candidature et s’appuiera, selon toujours nos sources, sur un dense réseau de relais d’hommes et de femmes bien ancrés dans les milieux politiques sur l’ensemble du territoire national.

Ce n’est donc pas, comme le précise une de nos sources, une façon de porter la revanche du camp Sanogo sur le pouvoir actuel, mais de l’ambition d’un homme bardé de diplômes et d’expériences qu’il veut mettre à la disposition de son pays, le Mali, qui va à la dérive.

Ancien enfant de troupes du Prytanée Militaire de Kati (Mali), le Général de Brigade Moussa Sinko Coulibaly, qui parle couramment le français, le bambara, l’anglais, l’allemand, et le russe (niveau élémentaire) est sorti de la prestigieuse école française, Saint-Cyr, que l’on intègre uniquement sur concours après une ou deux années de classes préparatoires. Il a été un des acteurs-clés dans le processus de signature des « accords de Ouagadougou » en juin 2013, entre le Gouvernement du Mali et les Mouvements rebelles dans le nord du pays. Un accord qui a été déterminant dans l’accalmie obtenue en son temps et qui a amené le Mali à pouvoir organiser les élections de 2013.

Avant d’être ministre de l’Administration territoriale pendant la Transition, sous le Pr Dioncounda Traoré, de 2012 à 2014, le Général de Brigade Moussa Sinko Coulibaly a fait ses preuves dans différents postes de commandement, d’état-major et de formateur tout au long de sa carrière militaire.  Il fut d’ailleurs instructeur à l’Ecole Militaire Interarmes (Emia) de Koulikoro de 1996 à 1999, commandant de compagnie du génie de 2000 à 2001, directeur des Etudes de l’EMIA de 2006 à 2010, chef de la Division Opérations de la Direction du Génie Militaire de 2001 à 2006 et directeur de l’Instruction de l’Ecole de Maintien de la Paix Alioune Blondin Bèye de 2010 à 2012.

Loin de nous l’idée d’étaler tous les diplômes et toutes les formations de cet officier général car il y en a beaucoup, mais nous retiendrons qu’il est titulaire d’un Master II en Stratégie, Défense, Sécurité, Gestion des conflits et des catastrophes au Centre de recherche et d’études politiques et Stratégiques (Creps), Université de Yaoundé 2 au Cameroun (2009-2010). Il fut observateur militaire des Nations Unies au sein de la Monuc en République Démocratique du Congo de 2002 à 2004 et a aussi participé à différentes formations de renforcement de capacité comme le Cours d’observateur militaire à Zambakro (Côte d’Ivoire) en 2001, le Stage de maintien de paix du Centre Pearson à Koulikoro en 2002, le Cours de Planification opérationnelle du KAIPTC à Accra (Ghana) en 2006 et le Cours d’Orientation de la Défense du Collège National de Défense des Pays-Bas en 2004.

A tout ceci, il faut ajouter, pêle-mêle, le Brevet de chef de section du génie à l’école d’application du génie d’Angers (France) en 1996, le diplôme du Cours de perfectionnement des officiers subalternes du génie militaire à Munich (Allemagne) en 2000, le Diplôme de l’école d’état-major de Koulikoro (Mali) en 2002 et le Diplôme du Collège Interarmées de Défense de Yaoundé (Cameroun) en 2010.

C’est donc un homme à la tête bien faite qui se présente à la Présidentielle, à côté d’autres grands intellectuels de ce pays qui ont prouvé leurs compétences dans des domaines divers et variés. Parmi les candidat annoncés ou pressentis, on peut citer le banquier et ex ministre Mamadou Igor Diarra actuellement Dg de la BOA à Dakar ; l’Ingénieur-Docteur Hamadoun Touré, ex directeur général de l’Union internationale des télécommunications (UIT) ; l’autre banquier de la BOAD, Modibo Koné, qui était aussi Pdg de la Cmdt où il a fait d’excellents résultats ; l’actuel maire de Sikasso, Kalifa Sanogo qui était aussi Pdg de la Cmdt après avoir servi assez longtemps dans les structures des Nations unies ; l’ex Premier ministre Moussa Mara, le Président de l’URD, Soumaila Cissé, l’ex-Premier ministre, Modibo Sidibé des FARE, Tiébilé Dramé du Parena, pour ne citer que ceux-là car la liste est longue…

A.D et N.S

 

Source: lesphinxmali

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