Interview (presque) imaginaire : IBK : « je me porte comme un charme ! »

La rumeur a couru, folle et fofolle. Dans les « grins » et les salons feutrés de notre belle et sale capitale, partout la même interrogation, la même inquiétude : le président de la République aurait-il été évacuée suite à une crise cardiaque,  intervenue lors de sa visite d’Etat en Turquie ?

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Diffusées, dimanche soir à la télévision nationale, les images de son arrivée n’ont pas convaincu grand monde. « Ce sont, peut-être, d’anciennes images diffusées par l’ORTM pour masquer la réalité sur l’état de santé du président de la République », rétorquent nombre de nos concitoyens, encore,  sceptiques. C’est, justement, pour cette raison que nous avons décidé d’aller attendre, ce lundi matin, IBK à sa table. Histoire, non seulement, de prendre le «  p’tit déj’ » avec lui ; mais aussi, d’en savoir plus sur ces rumeurs malveillantes qui ont bercé, une semaine durant, notre pays.

Mr le président, comment vous sentez-vous aujourd’hui ?

 

Comme tu le constates, toi-même Le Mollah, je me porte comme un charme. Comme tous les matins, sous tous les cieux, je viens de terminer ma gymnastique quotidienne d’environ deux heures d’horloge. Mieux, je viens de faire un jogging de 12 km, auxquels s’ajoute un parcours de 400 mètres, à la nage, dans ma piscine. Un homme, victime d’une crise cardiaque, peut-il en faire autant ? Je comprends l’impatience de certains à vouloir me succéder, ou le désir ardent d’autres à me voir de ce pouvoir que les Maliens m’ont confié avec une majorité écrasante de 77 %, mais ils vont devoir attendre. Je suis en très bonne et parfaite santé. Et pour longtemps encore.

 

Comment expliquez-vous, alors, ces rumeurs qui se sont répandues sur les réseaux sociaux ?

 

Ces rumeurs, sur mon état de santé, expliquent l’impatience de certains de me voir partir du pouvoir que les Maliens m’ont confié. Et Dieu sait qu’ils sont nombreux ! Mais ils vont devoir attendre. Je vais, peut-être, mourir un jour. Mais ce ne sera ni demain, ni après-demain, ni dans 50 ans encore. Donc, il leur faudra patienter dans 60 ans, si entre-temps eux-mêmes ne passent de vie à trépas.

 

Mais on n’a pas vu et entendu  vos souteneurs démentir ces rumeurs

 

Tu parles de qui ?

 

La majorité présidentielle

 

Je te laisse le soin d’en juger toi-même ! Mais, contrairement, à ce que certains pensent, je sais qui est qui ; qui fait quoi et pourquoi. J’ai l’œil sur tout et tout le monde. Certes, tous les chats sont gris la nuit ; mais je sais faire la différence entre les chats gris, les chats noirs et les chats verts.

 

Vous avez à l’endroit de vos concitoyens ?

 

D’abord, je les remercie pour s’être inquiétés pour moi, après ces malveillantes rumeurs véhiculées à dessein par des individus malveillants.

Ensuite, je les rassure que je me porte bien, voire très bien. Et s’ils en veulent la preuve, qu’ils me retrouvent, demain, à 4h30 mn devant le Musée national pour un jogging sur la colline du pouvoir.

 

Propos recueillis par Le Mollah Omar

source :  Canard Déchainé

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