Importation d’engrais impurs au Mali : Le ministre Tréta et ses complices doivent être virés et poursuivis !

Au titre de la campagne agricole 2015-2016, près de 40 000 tonnes d’engrais ont été importées au Mali. Cependant, ces fertilisants se sont scientifiquement avérés nocifs pour les cultures et nuisibles à la santé des consommateurs. Une abominable affaire pour laquelle plusieurs responsables syndicaux et autres acteurs du paysannat exigent des comptes. Et tous les éléments sont désormais réunis contre le ministre du Développement rural Bocari Tréta, certains de ses collaborateurs administratifs et les fournisseurs de ce « poison » avec qui un marché gré à gré avait été conclu. Des éléments dont la matérialité impose le limogeage immédiat de Dr Tréta et complices ainsi que l’ouverture d’une investigation judiciaire afin que soit appliquée une sanction de la dernière fermeté. Un crime collectif, un scandale plus immoral que honteux qu’il faille punir avec toute la rigueur de la Justice !

 Bocary Treta ministre Développement rural rpm discours

 

Se servir des postes politiques, des lois de la République pour appauvrir, affamer,  « déshumaniser » des millions de maliens, est visiblement la seule « force » dont savent mieux se glorifier certains cadres de ce pays. Des indécrottables corrompus à qui il ne reste plus un moignon de scrupule et dont l’intention  en réalité, n’a jamais été de voir ce pays cesser de souffrir. Ces « profiteurs » publics qui n’ont jamais rien su concevoir à fortiori initier quoique ce soit de bienveillant pour ce pays mais plutôt nuire à ses intérêts avec le plus grand mépris pour le peuple. Cette race infâme de cadres maliens est à faire disparaître de l’arène administrative et la flore politique nationale car elle est encore pire que les effets néfastes desengrais frelatés dont il est essentiellement question dans ce dossier. Une opération d’une répugnance certaine qui laisse les maliens sans mot et dont les auteurs, sans aucune complaisance, doivent subir le châtiment mérité. Ainsi, justice serait mieux rendue au peuple dont on a ouvertement trahi la confiance, en particulier le monde rural qui en demeure la principale victime. L’agriculture, tous le savent pourtant bien, constitue un axe majeur de l’économie nationale. Nos paysans méritaient-ils donc un tel sabotage, un acte aussi méprisable ? Seuls le ministre Tréta et ses suppôts sauront y répondre avec justesse s’il leur reste encore un atome de sincérité. Voilà sapés, les efforts de l’Etat à vouloir consacrer 15% du budget national à l’amélioration de la productivité agricole. Le Président IBK n’aurait-il pas lui-même ignoré ou laissé passer une affaire d’une gravité rare si l’honorable Bafotigui Diallo (membre de la Commission parlementaire pour le Développement rural) n’avait pas mené des enquêtes ayant donné lieu à une découverte aussi « laide » ? L’alerte des autorités ivoiriennes quant à la mauvaise qualité de ces engrais a-t-elle donc été accueillie comme une « farce » par le ministre Bocari Tréta et son équipe ? L’honorable Bakary Koné de Koutiala dans ses questions orales lors de la dernière session parlementaire, n’avait-il pas ainsi raison de dire que Tréta, au regard de ce forfait énorme, ne méritait en rien le poste qu’il occupe malgré ses titres académiques et après avoir trahi la confiance du Président de la République ? IBK avait donc vu juste de n’avoir nullement songé à lui confier le poste de Premier ministre car convaincu de son inaptitude à remplir loyalement et efficacement une aussi délicate mission en dépit de son âpreté à occuper la fonction. Depuis lors, le Président devrait savoir que Bocari Tréta ne serait point sincère envers lui et ne pourrait plus rien gérer honnêtement jusqu’à ce qu’un acte suicidaire fasse surface. Malgré l’évidence des faits, le malheureux ministre persistait à nier devant les députés qu’il n’existe pas d’engrais frelaté au Mali. Manifestement incapable de convaincre ceux-ci à l’aide d’arguments purs, Tréta ira pitoyablement se rabattre sur une prétendue commission d’enquête parlementaire. Nul n’a besoin de faire de la géomancie pour se persuader qu’une telle enquête de l’hémicycle n’arrivera jamais à faire toute la lumière sur le dossier. La grande aversion de la majorité parlementaire et même présidentielle vis-à-vis du député Bafotigui Diallo pour son acte patriotique pourrait suffisamment en témoigner. Comment le ministre Tréta et ses complices notamment Bakary Togola peuvent-ils être aussi « voraces » au point d’être complètement insensibles aux souffrances des cultivateurs ? Bakary Togola, un autre ouaille du Pouvoir IBK, prêt à pactiser avec les démons rien que pour rester à la tête des cotonculteurs, ceux-là mêmes qui réclament bec et ongles son départ vu l’obstacle qu’il représente pour leurs légitimes intérêts au bénéfice du ministère de tutelle qui le manipule à souhaits. Et lorsque ces producteurs de coton furent dernièrement reçus par le Chef de l’Etat afin de le tenir informé de la gestion anarchique et désastreuse de leur filière, le ministre Bocari tréta ne manquera pas encore une fois d’étaler de gros mensonges à IBK en notifiant à celui-ci que la filière du coton n’a aucun problème majeur, qu’elle se porte à merveille. Chacun le sait mieux pourtant que cette filière vit en ce moment un malaise profond d’où le refus catégorique de certains paysans de cultiver le coton aussi longtemps que Bakary Togola se maintiendra à leur tête quand bien même cela est connu de tous qu’il n’est pas seul dans cet ignoble complot contre les cultivateurs maliens. Que devrait-on penser d’individus dont la cupidité défie toutes lois de la conscience morale ? Les auteurs de cette « sale » histoire d’engrais toxiques à commencer par le ministre Tréta doivent impérativement s’expliquer devant les instances judiciaires du pays car l’immense majorité des maliens aussi stupéfaits que consternés ne sauraient tolérer un acte indignant et destructeur.

 

Il faudra tout d’abord mettre hors d’état de nuire, tous les individus impliqués de près ou de loin dans ce dossier, retirer le stock non encore mis en service et les neutraliser sans délai, désintoxiquer les terres déjà endommagées par ces substances impures et leurs lieux de conservation et ouvrir une enquête judiciaire pour que tous les coupables soient formellement traduits devant la justice, seule chose qui pourrait démontrer aux yeux des maliens que ces personnes n’auraient aucune chance de bénéficier du protectorat du Président IBK notamment le ministre Bocari Tréta, l’un des principaux fossoyeurs du parti présidentiel qui semble se prendre pour le nombril du régime et celui pour qui les maliens auraient voté.

 

                          Modibo Kane DIALLO 

source :  La Sirène

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