IBK : « tous ceux qui sont impliqués dans cette tentative de putsch seront arrêtés et livrés à la justice »

INTERVIEW (PRESQUE) IMAGINAIRE

Depuis qu’il a annoncé, vendredi soir, à la télévision nationale, à la faveur de son 3e discours à la nation, des mesures permettant de soulager toutes les catégories sociales de notre pays, contre les mesures de restriction prises dans le cadre de la lutte contre la pandémie à coronavirus, la résidence de Sébénicoro du président de la République ne désemplit pas. De jour comme de nuit.


Parents, amis, collaborateurs, simples citoyens ou même adversaires politiques… se relaient dans son salon pour le féliciter pour ces mesures, accueillies avec joie par les populations.
Dans cette interviou, qu’il nous a accordée, dimanche, en milieu de journée, IBK nous décrit, par le menu, sa popularité retrouvée. Entretien.

Mr le président, vous respirez le bonheur à pleins poumons, je dirai même que vous vous êtes rajeuni de 40 ans, voire plus…

Le Mollah, depuis mon discours à la nation du vendredi 10 avril, je vis l’extase. Les Maliens et les étrangers m’appellent de part le monde pour me féliciter. Depuis, ma résidence est prise d’assaut par mes amis, mes parents, ou de simples citoyens, qui viennent pour me remercier. Pour les uns, comme les autres, jamais un discours à la nation n’a rendu nos concitoyens aussi heureux. Du Nord au Sud, d’Est en Ouest, le désespoir, suscité par l’insécurité et le terrorisme, a fait place à l’espoir, à la joie. J’en suis heureux, très heureux.

Ce qui a le plus étonné les Maliens, c’est votre décision de renoncer à trois mois de salaire, le Premier ministre à deux mois de salaire, et les ministres un mois de salaire, chacun, pour participer à l’effort de guerre contre la pandémie du coronavirus

Tous ceux qui me pratiquent, connaissent ma générosité légendaire et ma noblesse d’âme. J’ai horreur de voir souffrir mes compatriotes. Ce geste est dans l’ordre normal des choses. Par ces temps de pandémie à coronavirus, chacun doit renoncer à quelque chose. On ne peut pas demander aux populations de faire des sacrifices, sans que nous, les dirigeants, n’en fassent autant.

Vous avez, aussi, annoncé l’arrivée, dès la semaine prochaine, de 20 millions de masques lavables dans notre pays pour lutter, efficacement, contre le covid-29.

C’est pour doter nos concitoyens de masques efficaces et confortables. La particularité de ces masques est qu’ils sont lavables.

Les PME/PMI ne sont pas en reste : 20 milliards CFA de fonds de garantie sera mis à leur disposition pour financer leurs activités…

Bien sûr ! C’est la meilleure manière de maintenir le secteur privé en vie ; mais aussi, de garantir les emplois. Ce n’est pas tout, 100 milliards CFA sera débloqués en faveur des familles les plus démunies dans les 703 communes de notre pays.

S’y ajoute une prime spéciale pour le personnel de santé et celui des forces de sécurité affectés à la lutte contre le covid-19…

Eh oui, Le Mollah, personne n’a été ni lésé, ni oublié. Quand je réfléchissais sur la meilleure manière de rendre mes concitoyens heureux, certains médias me critiquaient. Parce que, disent-ils, tous mes homologues africains ont soulagé leurs populations sauf moi. Je n’ai rien dit. Comme d’habitude.

Aujourd’hui, ces mêmes médias reconnaissent que vous avez fait plus que la plupart de vos homologues africains à votre peuple.

Je suis prêt à faire l’impossible pour les Maliens, qui n’ont jamais cessé de me faire confiance. Et ce, en dépit des difficultés de tous ordres que nous avons rencontrées.

Les journalistes n’ont-ils pas, eux aussi, droit à une petite prime, pour bien s’acquitter de leur mission ?

Les scribouillards ? Quant ils auront fini de me critiquer, on en parlera. Savez-vous comment le général De Gaulle appelle les journalistes ?

Non !

« Tous ceux qui grouillent, scribouillent et grenouillent ».

Mr le président, que pouvez-vous nous dire sur cette histoire de « tentative de coup d’état avortée », dont parlent les médias ?

Je ne veux pas en parler, puisque les enquêtes sont en cours.

D’abord, est-ce que c’est vrai ?

Bien sûr que c’est vrai ! Ce sont d’ex-compagnons du capitaine, bombardé général, qui s’apprêtaient à prendre le pouvoir par la force, comme ce fût le cas un certain 22 mars 2012. Malheureusement, il y a eu des fuites, qui ont permis aux services de renseignement de mettre certains aux arrêts. D’autres sont en fuite ; mais ils sont, activement, recherchés par les forces de sécurité.

Parmi les cerveaux de cette tentative de putsch avortée, figure le lieutenant Seyba Diarra, ex- proche du capitaine Amadou Aya Sanogo.

Absolument !

Au stade actuel des enquêtes, le nom du capitaine Amadou Aya Sanogo a-t-il été cité dans cette tentative de putsch ?

Comme je vous l’ai dit, les enquêtes se poursuivent. Cependant, une certitude : tous ceux qui sont impliqués dans cette tentative de putsch seront arrêtés et livrés à la justice.

Propos recueillis par Le Mollah Omar

Source: Journal Canard Déchainé

 

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