IBK persiste et signe : Les Régions du Nord livrées aux bandits armés

Contre vents et marées, des bandits armés seront installés à la tête des cinq régions : Kidal, Gao, Taoudénit, Ménaka, Tombouctou. Dès demain, le ton sera donné par l’investiture du Colonel Hassane Ag Fagaga à Kidal. Jeudi et vendredi, le reste devrait suivre. Le président de la République, M. Ibrahim Boubacar Keïta, IBK, semble n’avoir cure des protestations des populations. Sans cantonnement, ni désarmement des combattants, en fait des vrais bandits en armes, IBK ose faire tout ce que ses prédécesseurs avaient refusé. Une véritable capitulation !

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Quelques jours seulement auront suffi aux bandits armés pour faire plier le Gouvernement malien, surtout de la région de Kidal. En protestant contre la nomination  du sieur Mohamed Ag Ichrach, le vendredi 17 février, au poste de Gouverneur de leur ville, ils réussirent à semer la panique à Bamako, siège du pouvoir central. Samedi 18 février, les autorités de Bamako avaient, en effet, mobilisé tout un peloton de missionnaires pour aller à l’installation de la 1ère des autorités intérimaires des régions du Nord.
Entre – temps, à Gao et Tombouctou, ce sont les populations, victimes des groupes de bandits armés, qui protestèrent des jours durant. A Ménaka, les armes et autres obus crépitèrent. Et à Taoudénit, région fantôme, les barons du narcotrafic se concertaient pour le partage du pouvoir régional. Tout cela ne devrait-il pas faire fléchir la décision de Bamako et d’installer des autorités illégitimes ?
Le Président de la République, Chef de l’Etat, M. Ibrahim Boubacar Keïta, qui avait promis de restaurer l’intégrité du territoriale, de redonner à ses compatriotes leur ” honneur ” et leur ” dignité “, ne pouvait – il pas se ressaisir  enfin ?
Voilà que durant le week – end, l’on annonce que le processus continuera. Pressé de mieux paraitre aux yeux de l’opinion publique, de toujours faire plaisir aux soi – disant amis du Mali, le Gouvernement malien décide de procéder à l’installation du colonel Hassane Ag Fagaga en qualité d’autorité dite intérimaire de Kidal. Ce colonel est connu aujourd’hui de toutes les Maliennes et de tous les Maliens. Les victimes de ce rebelle des rebelles, réintégré dans l’Armée nationale mais déserteur attitré, ne se comptent guère. Curieusement, c’est sur un tel homme que le choix du Gouvernement tomba pour présider la région de Kidal. Quelle aventure !
Demain mardi 28 février, IBK et son Gouvernement se réjouiraient de ce qui va se passer à Kidal. Peut – être que le drapeau du Mali flottera à nouveau sur la ville, mais, nul doute que les Fagaga et consorts maintiendraient leur chiffon séparatiste à côté. Jeudi et vendredi, le Gouvernement d’IBK se propose d’avancer à Gao, Ménaka, Tombouctou et Taoudénit. Dans toutes ces régions, l’Etat obligera les populations à se soumettre au diktat des bandits armés.
Ils ont pour noms, entre autres, Boubacar Sidi Hamadi, Djibrila Boubèye Maïga, Abdou Ahmed Aggada.
A Gao et Tombouctou où les élections communales avaient pu avoir lieu, et que les conseils municipaux avaient été installés, IBK et son Gouvernement n’en auront cure. Pour leur pouvoir et ses commodités, ils laissent les populations concernées, leurs concitoyens, à la merci des bandits. Du coup, les régions du Nord sont livrées aux mêmes bandits armés.
L’histoire devrait retenir que des années 60 à 90, il y avait eu des rebellions armées dans notre pays, que des Accords de Paix avaient toujours été obtenus. Même en 2006, lorsque les hordes de Hassane Ag Fagaga et Ibrahim Ag Bahanga avaient massacré des dizaines de militaires et de civils à Ménaka, Kidal, Tombouctou, Aguel Hoc, sous l’appellation de ” l’alliance du 23 mai “, un accord de paix avait été trouvé. L’on n’oublie guère l’actuelle fronde rebelle qui débuta en 2011.
Tous ces accords ont été signés en Algérie.
A quelques différences près, l’on retrouve les mêmes acteurs. La médiation est restée la même. Mais, en aucun moment, les engagements n’ont été respectés. Sans cantonnement, ni désarmement des combattants ou bandits armés, ne va t – on pas droit au mur ?
Que Dieu Sauve le Mali !

B. KONE

Source: Le Malien

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