IBK: le projet pour le Mali est en marche

Le président « ’IBK est en mission pour le Mali qui a besoin du concours de tous, à condition que la collaboration soit proposée dans une approche républicaine »’. C’est du moins la conviction de M. Kassim Kino Dillo, sur sa page Facebook. Si la paix est encore à consolider, il reste convaincu que l’État fonctionne de mieux en mieux. Il en est de même pour les relations avec les pays africains et tous les grands pays du monde ainsi qu’avec les organisations internationales qui se normalisent ? Malgré ce climat relativement apaisé et prometteur, des voix s’élèvent pour appeler à des « concertations nationales » dont on ne démontre ni l’urgence ni même l’opportunité, sauf à permettre à des gens en mal de publicité de se faire mousser. Notre pays qui sort progressivement d’une grave crise attend plutôt de ses responsables politiques un comportement républicain et non un concours d’opportunistes réduits à insulter et à battre le pavé pour se donner l’illusion de compter. Lisez l’intégralité du « Le Projet d’IBK pour le Mali est en marche »’

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Prétendre que le Président de la République n’a pas de projet de société relève de l’inculture politique et de la mauvaise foi.
Cette déclaration constitue en soi une insulte grave au sens du jugement et au génie créateur du peuple qui l’a élu. C’est pourquoi il faut éclairer la lanterne de ceux que des anarcho-syndicalistes donnant dans l’exhibitionnisme tentent de tromper, et présenter quelques facettes du projet d’IBK qui se décline déjà en actions tangibles.

Le désarroi actuel des opportunistes et des grands prédateurs le confirme

Un projet de société n’est rien d’autre qu’une visée affirmant clairement des valeurs qu’on se propose de réaliser sur la base d’une intention politique, dont la traduction stratégique et le mode opératoire se retrouvent dans un programme. Tout le reste tient de la mystification. La société malienne est le fruit de différentes cultures multiséculaires qui ont traversé les âges en se polissant et en s’interpénétrant pour aboutir au désir de vivre ensemble qui caractérise et singularise les populations. Les problèmes du peuple malien sont connus depuis longtemps et, pour y faire face chaque président choisit ses armes selon le contexte. Modibo Kéita a ainsi assuré le passage de la colonisation à l’indépendance en préservant l’unité nationale et en traçant la voie du développement selon un modèle socialiste. Moussa Traoré avec le CMLN d’abord, l’UDPM ensuite, a changé l’orientation politique en introduisant une dose de libéralisme qui a produit de bons résultats, mais aussi des effets pervers. Alpha Oumar Konaré a étrenné la démocratie pluraliste et la promotion des libertés, même si les mœurs et les finances publiques en ont quelque peu souffert.
ATT qui a été élu dans une période de tension sociale créée par l’implosion du parti ADEMA s’appuiera davantage sur la société civile que les partis politiques pour réaliser de nombreux projets qui n’ont pas toujours répondu aux impératifs de la bonne gouvernance. IBK a été quasiment plébiscité dans un pays divisé, partiellement occupé pour réussir la paix et restaurer l’autorité de l’État.
Personne n’a jamais entendu IBK tenir des propos malveillants, encore moins des insultes contre ses devanciers ; même la longue traversée de désert entre 2007 et 2012 n’a pas altéré sa foi en dépit des circonstances particulièrement scabreuses de son élimination des élections en 2002. C’est cette noblesse de caractère qui l’a fait grandir dans l’estime de ses compatriotes qui finiront par l’élire en 2013 pour freiner la désagrégation du pays et de l’État. Il détient un mandat de cinq ans (2013-2018) que certains voudraient enjamber dans la pure tradition anarchiste. Les attaques fréquentes et virulentes contre sa personne sont en réalité le signe du drame existentiel que vivent les auteurs de ces attaques. IBK a un credo qui le tient loin des intrigues de bas étage : “Dieu, le Mali, ma conscience”. Connaissant parfaitement le monde politique et l’administration, il ambitionne de faire le bonheur des Maliens en gouvernant autrement. Ce souci apparaît clairement dans le choix de ses Premiers ministres caractérisé par la recherche de cadres compétents et non compromis. En effet, ni Ly ni Mara ne peuvent être accusés d’acte de concussion. Ce qui a pu jouer contre eux est l’inexpérience et la méconnaissance du marigot politique totalement infesté de prédateurs aussi audacieux que dangereux. Le choix porté sur leur personne a seulement été prématuré au regard des enjeux du moment. Celui du Premier ministre actuel confirme la vision initiale. Fonctionnaire exemplaire, il reste un homme d’État avisé et digne, un véritable pédagogue mettant un soin particulier à choisir chaque mot et chaque accent pour s’assurer de leur portée. Malgré cela, l’a-t-on épargné ? Le problème avec la bêtise humaine, c’est qu’elle ne connaît ni honte ni limite !

Ceux qui appellent à l’insurrection doivent s’assurer que leur comportement ne les met pas en délicatesse avec le Procureur de la République.

L’État fonctionne de mieux en mieux. Certes, la paix reste à consolider, car il s’agit d’un processus long. Les relations avec les pays africains et tous les grands pays du monde ainsi qu’avec les organisations internationales se normalisent. L’administration se déploie progressivement sur le territoire à l’exception de Kidal. Un accord entre la Plate-Forme et la CMA se dessine pour y assurer ensemble la sécurité avant le retour de l’État. Les négociations entre groupes sociaux rivaux au nord sont un motif de satisfaction. C’est dans ce climat relativement apaisé et prometteur que quelques voix s’élèvent pour dire qu’il faut obliger IBK à organiser des “concertations nationales” dont on ne démontre ni l’urgence, ni même l’opportunité, sauf à permettre à des gens en mal de publicité de se faire mousser. Cette demande incongrue est accompagnée de celle tout aussi renversante d’entrer en négociation avec Iyad Aghaly, un dangereux terroriste recherché par la communauté internationale. Le Mali, qui sort progressivement d’une grave crise, attend de ses responsables politiques un comportement républicain ; il n’a pas besoin du concours d’opportunistes réduits à insulter et battre le pavé pour se donner l’illusion de compter. Le chantage politique dont certains sont coutumiers pour obtenir un strapontin a peu de chance de prospérer avec IBK qui a une très haute idée de sa charge et de la fonction présidentielle. Un appel au soulèvement dans le contexte actuel concerne davantage le Procureur de la République. Alors, attention à ce que le venin craché en l’air ne retombe dans les yeux du cracheur !
Ce n’est pas un hasard si les populations ont plébiscité IBK en 2013 au point de réduire ceux des adversaires qui ont eu le courage de l’affronter à la portion congrue. Les nouveaux objecteurs de conscience font mine de découvrir le phénomène de la corruption qu’ils ont largement contribué à répandre des années durant à divers niveaux politiques et administratifs. De son investiture à ce jour, les Maliens ont pu apprécier deux actions remarquables du président IBK parmi d’autres. La première est l’exploit de faire glisser en douceur le dossier des négociations de paix des mains de Blaise Compaoré désigné pourtant par la CEDEAO et soutenu par la France, pour le transférer au président algérien Bouteflikha. Ce faisant, il a permis de préserver les intérêts vitaux du Mali, en mettant en selle un médiateur moins ambigu, non partisan, connaissant parfaitement les enjeux et capable de résister aux pressions extérieures y compris celles de la France. Déjà, sous la transition en 2012, on n’a pas vu IBK se précipiter comme d’autres à Ouagadougou et ailleurs pour demander que l’on mette le Mali et ses populations sous embargo de la communauté internationale. La seconde action concerne la question foncière qui défraie la chronique avec son lot de spoliations arbitraires et d’intimidations violentes. Un ministre de la république, au péril de sa vie, a choisi de mettre de l’ordre dans la nébuleuse foncière. L’accaparement sauvage des terres, qui n’épargne ni les chaumières ni les champs, a endeuillé les populations des campagnes réduites à l’impuissance et parquées sur la terre de leurs ancêtres. Quel homme politique avant IBK a osé s’attaquer ouvertement au problème ? Il l’a fait conformément à son credo, à la manière d’un homme d’État respectable qui sait que force doit rester à la loi, que le pouvoir procède du peuple qui accepte librement de céder son droit à quelqu’un qui incarne sa vision d’émancipation et d’accomplissement. Les hommes politiques incapables de s’assumer passent leur temps à chercher des faux-fuyants et des boucs émissaires. C’est la raison pour laquelle la plupart d’entre eux connaissent un destin de feuilles mortes. Quand le doigt montre le soleil, c’est le soleil qu’il faut regarder et non le doigt. IBK est en mission pour le Mali qui a besoin du concours de tous, à condition que la collaboration soit proposée dans une approche républicaine.
Le vice ne peut durablement s’imposer à la vertu. Un religieux célèbre, certainement plus écouté que les agités de la scène politique a dit ceci : “IBK est un homme d’honneur et de parole”. La plupart des Maliens pensent comme lui.

Page Kassim Kino Diallo

 

Source: info-matin

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