IBK et le pouvoir : Les vraies raisons de l’échec !

En toute vérité, le président Ibrahim Boubacar Kéïta a l’amour de sa patrie. Est-ce suffisant pour gérer un pays ? Peut-on relever les défis d’un pays avec seulement des intentions ? C’est là où réside tout le problème. IBK a été élu par la ferveur du changement auquel le peuple aspirait au sortir du coup d’état de 2012. Et maintenant…

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A quelques encablures de la fin de son mandat, le président fait face à toutes sortes de problèmes. Finalement, l’incertitude et le doute se lisent sur son visage. Puisqu’il fait seul face aux nombreux défis que la patrie connait. Alors, il ne sait plus comment s’en sortir.

Lors de sa rentrée politique de 2016, le président du Parena Tiébilé Dramé indiquait ceci : “LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE N’A PAS DE PROJET POUR SORTIR LE MALI DE LA CRISE. “, c’était un samedi 20 février 2016 au palais de la culture Amadou Hampathé Bah. La dite rentrée politique avait pour thème : “JIGUIYA NI LAHIDU KENE ” c’est-à-dire l’espoir des maliens en français.

Ce fut l’occasion pour le président Dramé de dénoncer la mauvaise gouvernance, la gabegie, la surfacturation des matériels militaires, les 1000 tracteurs, l’engrais frelaté et l’achat de l’avion présidentiel.

Par cette rentrée politique, Tiébilé mettait le pied dans le plat. C’est-à-dire en indiquant qu’aucune entité même minime ne peut se gérer sans un programme préétabli.

En cette occasion, et même auparavant, à l’unisson les partis de l’opposition avaient attiré l’attention du président sur cet état de fait. Malheureusement, avec la ferveur du pouvoir, il n’en a pris cure. Il s’est seulement contenté de répliquer par des diatribes. Aujourd’hui, à quelques mois de la fin de son mandat, il se trouve devant le fait accompli. Il a conscience qu’il n’a fait que patauger dans la gestion du pouvoir. Il s’est senti trahi par tous ses alliés et il n’a plus de solution que de chercher à colmater. Sinon, après les assises de Ouagadougou ayant permis l’organisation des élections, IBK pouvait s’appuyer sur les grandes lignes de ces recommandations pour accomplir sa mission.

Malheureusement, il s’est laissé embobiner. Finalement, il faut indiquer l’incapacité du président de la République et son gouvernement à faire face à l’insécurité, à l’abandon du nord, à toutes les difficultés auxquelles le pays est confronté. De la dénonciation de l’achat de l’avion qui jusqu’à présent le prix exact n’est connu de personne de 17 à 21milliards, en passant par le problème de tracteur et de l’engrais frelaté, la fraude et la corruption vont crescendo. Preuve, la dernière sortie majestueuse du VEGAL.  Sinon, après avoir dénoncé la gestion d’IBK, Tiébilé ce jour a demandé à tous les Maliens de se lever pour sauver le Mali car il va très mal. Il ajoute que ce sont les Maliens seulement qui peuvent sauver leur pays.

En ce moment précis, si IBK avait accepté de se remettre en cause, une solution consensuelle pouvait être trouvée.

Car Tiébilé avait demandé au président : “Si IBK a un plan pour sortir le Mali de la crise, il est temps qu’il le fasse.” Et d’ajouter : “Ceux qui sont au pouvoir ne sont pas à la hauteur malgré leur amour pour le pays. Enfin, Tiébilé a appelé à des concertations nationales.

 “Vouloir, c’est pouvoir “, dit-on. Mais, en toute vérité, ni l’amour encore moins les bonnes intentions ne peuvent permettre de réaliser un rêve. Notamment sortir un pays de nombreuses difficultés aux origines multiples. En un mot, la raison principale de l’échec de gestion du pouvoir est le manque de projet de société, de programme de gouvernement.

B. DABO

Par Zénith Balé

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