IBK décide de changer l’hymne national du Mali qui devient « la Bamakoise »

 

ibrahim boubacar keita president malien ibk visite voyage presidentiel garde corps drapeau armee soldat militaireÉcrit par Seydou Badian Kouyaté,  adopté par la loi 67-72 du 9 août 1962 et appelé « Le Mali » dans la constitution du 25 février 1992, le Président de la République, Ibrahim Boubacar Kéïta aurait-il décidé de changer le nom de l’hymne national du Mali après sa visite d’Etat à Paris. En tout cas, parlant de ses honneurs à Paris, le dimanche 25 octobre 2015, à l’aéroport de Bamako Senou, le Président a laissé entendre en ces termes : « Chaque Malienne, chaque Malien, aura vibré avec moi sous la voûte de l’Arc de Triomphe. Quand nous avons entendu, la BAMAKOISE avec émotion, avec expertise, compétence inégale, chacun d’entre nous, chacune d’entre nous a senti que là passaient vraiment des sentiments profonds de patriotisme, d’amour pour le Mali ; des sentiments qui ont inspiré notre père Seydou Badian et les autres, qui nous ont pris à la gorge ».  En donnant le nom « La Bamakoise » à l’hymne national du Mali, on peut sans doute dire que Paris a vraiment charmé et ravi IBK. 

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visite d’Etat à Paris :  IBK reporter de sa propre visite
Accueilli à l’aéroport international de Bamako, le dimanche 25 octobre 2015, après avoir bouclé une visite de quatre jours en France, le Président de la République, Ibrahim Boubacar Kéita a fait un reportage complet de son séjour parisien.  « Rien n’a été fait à la baisse. Tout a été en ordre parfait, tel que savent le faire les autorités françaises qui, héritiers d’une République, d’un Empire, savent le cérémonial, comment l’organiser, comment le mettre en musique et faire en sorte que l’hôte que l’on veut honorer, le soit », a rapporté le Président IBK à la foule venue l’écouter sur les retombés de sa visite pour le Mali.
Parlant de son échange de toasts à l’Élysée avec son homologue français, François Hollande, le Président IBK poursuit, tout gai,  son reportage et ajoute : « Soirée merveilleuse, où l’on n’en a pas en mémoire à l’Élysée. Nos artistes ont fait merveille, Amadou et Mariam, Toumani DIABATE et sa Kora, Oumou SANGARE pour ne citer que ceux-là. Tout cela était pure merveille ». Et pour agrémenter sa visite et mettre un peu de sel dans son reportage, IBK détaille : « seul bémol, nos compatriotes qui étaient là, qui étaient sur le trottoir du côté de Drugstore, pour ceux qui connaissent Paris et les Champs Elysées, n’ont pas attendu la fin, que soit entonnée et entamée la Marseillaise pour se mettre à manifester leur joie. Mais ça n’a pas gâché la cérémonie et toute la solennité ». Où est le sérieux quand un Président de la République se livre, en personne et se plait à faire un reportage complet sur l’aspect cérémonial de sa propre visite à l’étranger?

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Nombre de motards et de cavaliers à l’accueil du Président à Paris : Ali Nouhoum Diallo contredit IBK
En plus des soirées, la foule, les motards et la joie dont il a eu droit en France lors de sa visite d’Etat, le Président IBK a aussi raconté sa descente des champs Elysée à ses concitoyens venus l’accueillir, le 25 octobre 2015, à l’aéroport de Bamako Senou. «  Cette descente des Champs Élysée où ce n’était pas IBK, mais le Mali. Le Mali entouré de cette centaine de chevaux, de cette centaine de motards, c’est le Mali qui était glorifié », a dit le Président. Contrairement à cette affirmation du Président de la République, le Pr Ali Nouhoun Diallo constate que : « le Président de la République du Mali Ibrahim Boubacar Keita, descendant les Champs Elysées, tout de rouge tapis, escorté par plus d’une trentaine de motards et d’une quinzaine de chevaux harnachés, sabres en l’air, saluant l’illustre hôte, heureux, resplendissant de bonheur, n’ont pas donné le tournis au Mali qui pense et qui réfléchit !».
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Verdun : IBK à la recherche d’un vieux manding
Comme annoncé dans le programme de sa visite d’Etat à Paris, le Président de la République, Ibrahim Boubacar Kéïta s’est bien rendu à Verdun pour rendre hommage à son grand-père mort dans la guerre de libération de la France.  Mais sur place le Président a galéré voire même beaucoup galéré pour retrouver sa tombe qu’il a cherchée en vain.  « J’ai vu à Douaumont, j’ai vu dans la plaine de Douaumont où la recherche de mon arrière grand-père était peine perdue ; il est de ceux qui n’ont pas été retrouvés… J’ai prié devant les stèles musulmanes. Devant chacune d’elles, j’ai récité la Fatiha. Ce sont des tombes devant lesquelles la Fatiha a été lue globalement, mais pas de manière intime. Chacune de ces tombes méritait qu’intimité fut créée entre elles les autorités maliennes du moment que je suis. On m’a dit : président, la Fatiha tombe par tombe ça va vous fatiguer, il faut la faire globalement. Mais j’ai tenu à la faire. Je l’ai fait tombe par tombe. Il y avait des inconnues aussi, peut-être l’une d’elles est celle du Vieux Mandingue, qui sait ! »
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Exécution de l’hymne national du Mali à l’Elysée : Le président IBK critique la fanfare nationale
Racontant tout son bonheur aux Maliens lors de son discours à l’aéroport international de Bamako Senou le 25 octobre 2015, le Président IBK a tiré le chapeau pour la fanfare française qui aurait si bien exécuté l’hymne national du Mali lors de sa visite à Paris. « Quand nous avons entendu, la Bamakoise avec émotion, avec expertise, compétence inégale, chacun d’entre nous, chacune d’entre nous a senti que là passaient vraiment des sentiments profonds de patriotisme, d’amour pour le Mali ; des sentiments qui ont inspiré notre père Seydou Badian et les autres, qui nous ont pris à la gorge », a dit Ie Président très hypnotisé qui s’attaque à la fanfare malienne en ajoutant : « Nous eussions aimé que les nôtres fussent capables d’une telle compétence dans l’exécution de l’Hymne national du Mali ».
Youssouf Z KEITA

Source: Lerepublicainmali

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