IBK à la célébration du centenaire de Modibo Kéita : Nous ne sommes pas là pour nous servir, mais pour servir…

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L’image qu’IBK a voulu faire passer pour indiquer qu’il marchait lui aussi dans les sillages du président Modibo Kéita, était celle d’un président qui a ou presque les mêmes  qualités. Modibo Kéita n’était pas au pouvoir pour se servir, il n’avait ni villa, ni titre foncier, ni rien, quand son pouvoir a été renversé par le CMLN de Moussa Traoré. Il est mort en prison dans le dénuement et la misère totale et la maladie. Mais il reste toujours un monument, un patrimoine africain, malgré les zones d’ombre qui entourent la mort de Fily Dabo Sissoko, Hamadoun Dicko et Maraba Kassoum Touré. Toutefois, l’histoire retient que le président Modibo Kéita n’a pas quitté le pouvoir millionnaire, encore moins milliardaire. Né le 4 juin 1915, le centenaire de Modibo Kéita a été célébré à Bamako, et le président du jour, Ibrahim Boubacar Kéita n’a pas tari d’éloge, se voyant tantôt à l’image du père de l’indépendance, indiquant que son pouvoir n’est pas là pour se servir, mais pour servir. Les Maliens aimeraient bien le croire, mais depuis 19 mois qu’il est au pouvoir, la réalité des faits ne confirme pas cette proclamation.

Le dernier en date est celui de l’engrais frelaté dont la question s’est invitée à l’Assemblée nationale, lors de la déclaration de politique générale. Interpellé, le Premier ministre Modibo Kéita a reconnu qu’il y a une importante quantité d’engrais frelatés, ajoutant qu’il n’y aura pas d’impunité. Il s’agit du dossier d’importation de 40 000 tonnes d’engrais dont une importante quantité frelatée, et représentant des dizaines de milliards au compte de cadres véreux. Des intrants combien destructeurs pour notre agriculture, pour l’économie nationale et la santé publique et l’environnement. On sait déjà pour les précédents dossiers de marché de gré à gré qui avaient fâché les partenaires du Mali, provoquant une suspension momentanée des financements du FMI et des partenaires stratégiques. Comme dire qu’entre le discours et les faits, il n’y a que le temps pour savoir si « je dis et je le ferai ».

B. Daou

source :  Le Républicain

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