Honorable Aïcha Belco Maïga: « il faut aider le Président IBK pour le retour d’une paix effective et durable »

C’est par cette phrase que l’élue de Tessalit a exprimé sa volonté en faveur de la mise en œuvre effective de l’accord pour la paix, dont le processus connait actuellement certains dysfonctionnements, à cause d’une divergence d’interprétation du texte par des signataires. Mais les femmes du nord du Mali se disent lasses de situation qui crispe toutes les actions de développement.

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Malgré qu’une minorité des femmes de Kidal se fassent instrumentalisées par certaines personnes qui ont vraiment mal à la volonté, pour la mise en œuvre de l’accord de paix, les femmes du nord du Mali, en général parlent d’une même voix, celle de passer l’éponge sur cette crise qui n’a que trop duré et effectuer des actions de développements en faveur des dites régions, comme avant. Essentiellement artisanes, maraîchères et commerçantes, les femmes des régions du Nord s’inscrivent en droite ligne de l’accord de paix.
Une présidente d’association de Kidal qui a voulu requérir l’anonymat nous a confié ceci : « On a peur de suivre les bonnes volontés qui veulent cette paix, au risque d’être attaquée et sauvagement tuée. Face au banditisme et à la criminalité, la population majoritaire a tout simplement opté pour le statuquo. Mais à côté, il y a une minorité de femmes qui s’agitent et font croire qu’elles représentent la majorité, en raison de leur appartenance sociale et organisationnelle. Souvent, si elles viennent te faire sortir, il faut trouver une excuse convaincante pour ne pas aller marcher. Sinon, tu es dénoncée comme ennemie et tu dois faire face aux conséquences de cette attitude », nous a-t-elle déploré par Téléphone hier. Magaïcha Walette Mahmoud, une tisseuse de Tapis à Tombouctou nous dessine un exemple concret : « Je travaillais avec les femmes de Kidal avant cette crise. Elles venaient acheter chez moi mes produits à des prix formidables. Souvent même, je leur envoyais leurs commandes. Maintenant, ma marchandise est stockée à la maison, à cause de la mévente. Celles qui font le déplacement vers Tombouctou ont peur d’être dépouillées de tous leurs revenus, à cause des bandits armés. Vraiment, nous voulons que cette paix revienne sans délai. Les femmes de Kidal sont nos sœurs. Elles n’ont rien à voir avec ces gens-là qui veulent seulement profiter de leurs intérêts dans cette guerre. Le Mali n’a pas besoin de conflit de peaux noires et de blanches, mais de seulement de la paix ! ».
C’est le même souci pour les femmes de Tessalit qui œuvrent à travers des actions concrètes de sensibilisation et d’éducation pour la paix, depuis un certain temps. À cet effet, l’honorable Aïcha Belco Maïga, l’élue de la circonscription de Tessalit, nous exprime la position des femmes de cette localité sur l’accord pour la paix. Selon elle, les femmes de Tessalit s’inscrivent dans le processus de mise en œuvre de l’accord de paix.
« Les femmes de ma circonscription s’attendent à ce que l’accord soit exécuté plus rapidement pour que les services sociaux de base soient de retour dans un bref délai. À part le centre de santé, aucun service public ne fonctionne dans notre localité. Donc, il faut que le cantonnement se fasse très rapidement pour que les populations puissent renouer avec la paix et le vivre ensemble. À cet effet, j’invite tous les Maliens à se donner la main. Car nous avons tous soutenu le Président de la République quand il signait cet accord. Il faut, à cet effet, le soutenir pour le retour à une paix effective et durable au Mali », a-t-elle conseillé. Pour ce qui est de la situation de Kidal, Mme Maïga dit vouloir se retenir d’en parler.
« Je ne peux pas parler de Kidal, puisque je ne suis pas de là-bas. Et puis, toutes les informations que les gens disent, moi aussi je les vois à travers les chaines de télévision et via Wacht -up. J’ai beaucoup de respect pour les Maliens et je ne veux pas me permettre de dire ce que je ne maitrise pas », nous a-t-elle précisé.

Christelle Koné

 

Source: info-matin

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