Gestion du pouvoir ‘’la démission d’IBK et de son régime’’: Le parti FAD de Nouhoum Sarr propose «une transition de 19 mois avec un président civil désigné par le CNSP»

A la veille des concertations nationales, qui s’ouvrent aujourd’hui, le président du Front Africain pour le Développement (FAD), Nouhoum Sarr, a animé une conférence de presse pour décliner les positions de son parti par rapport à la transition. Sa formation politique propose, à cet égard, une transition de 19 mois, dirigée par un civil, désigné par le CNSP, après consultation des forces vives.

Le parti, membre du M5- RFP, se réjouit du fait que  » le Mali soit dé barrassé d’un régime oligarchique qui s’était illustré par la corruption et son incapacité à défendre les intérêts du pays « . Son président, le très remuant Nouhoum Sarr, qualifie les sanctions de la CEDEA d’ » attitude inacceptable « , qui  » dénote l’échec de l’organisation sous-régionale visà-vis de l’esprit de son traité fondateur. Il est injuste d’imposer des sanctions à un peuple déjà éprouvé par sept ans de mauvaise gouvernance », s’est-il offusqué, invitant les Chefs d’Etat à se ranger au côté du peuple malien.

Pour la période transitoire, le FAD propose que le président de la Transition soit un civil, désigné par le CNSP, après consultation des forces vives de la Nation. Ce président, une fois désigné, nommera, après consultation, son Premier ministre, qui dirigera un  » gouvernement de compétences  » Le parti suggère aussi la création d’un parlement de transition de 333 membres, issus de tous les partis politiques et de la Société civile.

Ces parlementaires ne doivent, selon le conférencier, recevoir aucun salaire mais juste des indemnités de transport et de communication. Il prône également la création d’un Comité des Textes Fondamentaux, composé de 33 membres, qui seront chargés de relire tous les textes, sauf la Constitution.

La durée de la Transition doit être de 19 mois, même si cette proposition est quelque peu différente de celle faite par le M5-RFP, qui table sur au moins 24 mois, soit deux ans. Avec ces 19 mois, durée proche de la période proposée par l’imam Dicko (18 mois), les élections présidentielles devront intervenir en avril 2022.

Ses priorités doivent consister à auditer les services publics pour traquer les voleurs, réformer les système électoral, résoudre la crise scolaire, sécuriser le pays et assurer un retour de l’Armée et des services sociaux de base sur l’ensemble du territoire national, entre autres.  » Cette transition doit être une occasion pour le Mali de prendre un nouveau départ « , a résumé Nouhoum Sarr, qui compte défendre ces propositions lors des concertations nationales qui s’ouvrent, aujourd’hui, au CICB.

Moussa CAMARA

Source : l’Indépendant

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