G5 Sahel : les chefs d’État veulent une partie du financement attribué à la Minusma

La réunion des chefs d’États des nations unies se poursuit à New York. Le président Ibrahim Boubacar Keita et ses homologues du G5 Sahel qui y participent plaident pour le financement de la Force G5 Sahel. Une demande qui intervient au moment où Washington souhaite réduire au maximum le coût des opérations de maintien de la paix des Nations unies.

ibrahim-boubacar-keita-ibk-president-malien-sommet-conference-reunion-assemblee-generale-nations-unies-onu

Les pays du G5 demandent « des ressources financières nécessaires et durables ». Au cours de cette rencontre, Ibrahim Boubacar Keïta a lancé un appel à tous les pays amis et aux organisations internationales partenaires à soutenir financièrement cette force conjointe. Une conférence internationale des donateurs est prévue à cet effet le 16 décembre prochain à Bruxelles.

En attendant, les chefs d’États du G5 souhaitent bénéficier au moins d’une partie du financement annuel attribué à la Minusma. Selon eux, l’efficacité de la force onusienne est limitée dans le maintien de la paix, car elle n’a pas mandat à lutter contre le terrorisme.

IBK a aussi profité de cette session pour rassurer ses interlocuteurs que les ressources allouées à cette force seront gérées sur la base de la transparence.

A ce jour, sur les 277 milliards de francs CFA nécessaires pour l’opérationnalisation de cette force, seulement 71 milliards ont été mobilisés, alors que les premières opérations devraient commencer le mois prochain.

IBK se dit « optimiste » quant au financement de l’opérationnalisation de la force conjointe du G5 Sahel. Selon lui, les réactions enregistrées sur place sont positives notamment avec la participation d’un haut représentant américain à la rencontre de haut niveau sur le financement du G5 ténue en marge de la 72e assemblée générale des Nations Unies à New York.

En marge des travaux de la 72e session de l’assemblée Générale des Nations unies, le secrétaire général a rencontré Ibrahim Boubacar Keita. António Guterres a souligné l’urgence de mettre en place une stratégie pour la mise en œuvre des réformes importantes de l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali.

 

Source: studiotamani

Vous aimez nos articles, suivez-nous

Articles similaires.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *