Focus : Deux ans de cauchemar

4 septembre 2013- 4septembre 2015. Cela fait deux ans, jour pour jour, que le président Ibrahim Boubacar Keïta a prêté serment afin de débuter son mandat.

Nul besoin ici de revenir sur les multiples promesses de celui dont le slogan de campagne, était: « Pour l’honneur du Mali ». Très vite, les Maliens ont déchanté. Ils ont compris qu’ils s’étaient lourdement trompés en portant leur choix sur IBK, lors de la présidentielle. Alors place… «au déshonneur du Mali ».

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Alors que retenir de ces deux ans d’exercice du pouvoir ? Une succession de scandales financiers, avec en toile de fond une mauvaise gouvernance. En effet, dès le début, le pouvoir s’est empêtré dans deux gros scandales savamment planifiés: achat d’avion présidentiel et un sulfureux contrat d’armement. Les deux scandales ont profité à des individus (à l’intérieur et à l’extérieur du pays).

En effet, ceux-ci ont organisé la casse du siècle en emportant un colossal butin. Ensuite, l’image du chef de l’Etat a été sérieusement écornée par l’affaire Michel Tomi, le parrain Corse. Celui-ci, ami d’IBK, est poursuivi par la justice française pour « faux et usage de faux, corruption d’agents publics étrangers, blanchiment d’argent… ».

Au-delà du président IBK, cette affaire éclabousse  même la République. Et la justice française enquête toujours entre Paris, Bamako et Libreville. Le dossier judiciaire contre Tomi et autres, constitue aujourd’hui un objet de chantage aux mains des autorités françaises… Une première dans l’histoire du Mali et des relations franco-maliennes.

Que dire de ces autres scandales, celui des engrais frelatés ou encore de détournements de deniers publics contenus dans les derniers rapports du vérificateur général ? Tous « enveloppés » par une impunité totale.

Deux ans d’exercice. Cela a suffi à des membres de la famille, du grin et du clan, de prendre le contrôle de tous les leviers politiques, administratifs et financiers du pays. Alors qu’au même moment, les citoyens sont confinés dans la misère et le désespoir…

Le nord du pays, la lutte contre la corruption, l’amélioration des conditions de vie des populations, la sécurité… ce sont là autant de sujets qui avaient fait l’objet de promesses de la part du candidat Ibrahim Boubacar Keïta. Deux ans après, le constat est là. Il est accablant pour IBK qui a du mal à tenir ses engagements. Conséquence : les rêves des Maliens se sont transformés en cauchemar.

C. H. Sylla

Source: L’Aube

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