En toute vérité : Ibk sur un cheval en tige

Ibk ne veut pas lâcher prise. Il poursuit avec ses incantations pour dribbler encore les Maliens. D’une ville à une autre, il fait transporter dans des véhicules climatisés neufs depuis Bamako des contingents de désœuvrés rémunérés pour la circonstance afin de constituer la foule d’accueil pour les besoins de l’ORTM. La preuve qu’il a conscience de son impopularité. Se porter candidat dans ces conditions, c’est enfourcher un cheval en tige, pour une aventure trompeuse, et alors voudrait-il tricher ?

Incapable d’assurer la paix et la sécurité en réponse à la confiance populaire qui l’a porté au pouvoir, incapable d’organiser les consultations législatives et référendaires, incapable de désarmer les signataires de l’accord pour la paix, incapable de tenir les promesses que tout autre candidat aurait pu réaliser au moins en partie notamment le quatrième pont de Bamako, le simple ordinateur pour un étudiant, ne pas s’asseoir sur la même table que les rebelles, mettre fin à l’impunité, faire de Bamako une ville propre, voilà que ce porteur d’un bilan lourdement négatif, fait de scandales financiers et de milliers de morts, ose demander aux Maliens de lui renouveler leur confiance qu’il a brisée sur toute la ligne. Après quatre ans de voyages coûteux et malheureusement infructueux, voyages le menant partout sauf à Kidal, abandonnant les Maliens à leur triste sort pour pleurnicher à loisir comme il sait le faire pour le compte des Français, il voudrait maintenant le mandat de sa réhabilitation pour envoyer en enfer ce pays dont il a assassiné tout espoir.

Ibk semble ne pas mesurer la profondeur de la plaie des Maliens et la douleur qui en découle. A défaut de soigner la plaie, incapable de soulager son peuple, après avoir ajouté sa dose de brûlure, Ibk omet de présenter des excuses publiques aux Maliens désabusés pour se complaire dans les campagnes électorales avec les moyens de l’Etat au Palais présidentiel et dans les capitales régionales. Pire que tout cela, ce sont les ministres qui dirigent des associations de soutien à la candidature de Ibk, tambour battant à la télévision nationale, comme si la seule mission qui vaille aujourd’hui est de saborder le Mali au profit de leur abominable besogne. A la tête d’une association de soutien, n’avez-vous pas vu Ben Katra aussi monter au créneau malgré le discrédit qui devrait lui enseigner l’humilité et la retenue ? Dans quel pays de tels individus sont-ils des exemples à suivre ? Nous n’en dirons pas plus. Dans quel pays l’insouciance des autorités a atteint un tel laisser-aller malgré le doute qui plane sur la bonne tenue des élections et la situation alarmante qui prévaut. Mais Ibk peut être sûr que l’heure de vérité a sonné, alors les scènes machiavéliques ne tiennent plus le coup. Son cheval est de tige et bientôt il va s’affaisser. Ibk doit se résoudre à comprendre que la situation est intenable au point que personne ne saurait balayer d’un revers de main cette triste réalité. Lisez seulement la dernière déclaration de l’opposition en encadré.

Les Maliens ont intérêt à attacher la ceinture contre ces fauves qui savent que leur bilan est catastrophique et s’aventurent dans une expédition forcément punitive pour les Maliens, car elle est budgétivore et à finalité scandaleuse. Veut-on demeurer le pays des scandales financiers ?

Mamadou DABO

 

Source: Tjikan

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