En déplacement à Beleco, Modibo Sidibé épingle les failles de la gouvernance IBK : « Pour la promotion des cadres, les critères de compétence doivent prévaloir sur l’appartenance politique »

Afin de préparer les prochaines élections communales et régionales, les responsables du parti Forces alternatives pour le renouveau et l’émergence (FARE Anka wili ont effectué, le dimanche 7 juin dernier, une visite à Béléco, une localité située dans le cercle de Dioïla. La délégation était conduite par son président, Modibo Sidibé.

 modibo sidibe fare president koulouba discours candidat campagne BANAMBA 7 VILLAGESElle  était composée du 1er vice-président, Souleymane Koné, du chargé aux finances, Sory Ibrahim Makanguilé, du secrétaire politique, Sinalou Diawara et de la 10ème vice-présidente, Cissé Djita Dème.

C’est une marée humaine qui a réservé un accueil chaleureux à Modibo Sidibé et à sa délégation. Après les salutations d’usage et les mots de bienvenue du chef de village de Béléco, Bakary Coulibaly, le secrétaire général des FARE de Béléco, Mamadou Coulibaly, a indiqué que le parti appartient aux militants. Àussi, il les a-t-il appelés à se mobiliser pour son implantation dans toute la commune de Diédougou.

Il s’est aussi réjoui de la visite d’une forte délégation de l’instance suprême de la formation politique. Cette visite permet aux militants à la base d’être en contact avec les responsables du parti. « L’occasion n’est pas toujours donnée aux militants à la base du parti FARE de rencontrer le premier responsable  afin d’échanger sur les préoccupations de la population et sur les questions d’actualité « , a-t-il précisé.

L’opposition n’est pas synonyme d’apatride

À sa suite, le président des FARE, Modibo Sidibé a rendu un vibrant hommage aux militants pour l’accueil enthousiaste réservé à sa délégation. Avant de remercier les partis politiques qui sont venus rehausser l’éclat de cette cérémonie. Et d’ajouter que les partis politiques constituent un maillon essentiel dans la vie d’une République démocratique et que l’opposition politique a un rôle considérable à jouer dans cette architecture.

Absence totale de perspective

Selon l’ancien Premier ministre sous ATT, l’opposition n’est pas synonyme d’apatride. Elle  épingle les failles de la gouvernance, veille sur  la gestion des affaires publiques par la majorité et interpelle celle-ci sur les dérives constatées. Elle constitue également un garde-fou contre les abus de pouvoir. Aussi,  s’est-il engagé à jouer pleinement sa partition dans le cadre d’une opposition constructive et républicaine.

L’occasion a été mise à profit par le président du parti du baobab, dénoncer  la gouvernance d’IBK. Laquelle est caractérisée par la promotion des cadres du seul parti présidentiel, dit-il. Il ajoute que le Mali est un bien commun et que  les critères de compétence doivent prévaloir sur l’appartenance à une formation politique.

Et de poursuivre que la présidence de la République a été confiée au parti RPM avec à la clé une majorité confortable à l’Assemblée nationale. Malgré cet atout précieux, aucune perspective ne s’est dégagée depuis l’avènement du régime d’IBK. Ainsi, à la question :  « Etes-vous prêts à leur confier les mairies et les futurs postes de conseillers régionaux « , l’assistance a répondu en choeur par un « non «  catégorique.

Le Mali, un Etat  très faible

Se prononçant sur l’accord signé le 15 mai dernier, Modibo Sidibé dira que cet accord n’est pas une bonne base pour la paix. À titre d’exemple, il a cité une disposition de ce document  conférant plus d’avantages aux ressortissants des régions du nord. Ce qui lui fait dire qu’il porte les germes de l’apartheid au Mali. Bien que tous les Maliens aspirent à la paix, l’opposition a une vision différente sur le document signé.

Évoquant les nouvelles dispositions par rapport à la régionalisation, Modibo Sidibé est formel :  » Ce modèle de gestion de l’État est impossible lorsque l’État est faible. Le Mali est un État très faible. Donc il serait difficile d’appliquer convenablement les dispositions de la régionalisation dans un tel État « .

Boubacar PAITAO

 Envoyé spécial

source:  L’Indépendant

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