Election municipale : un ministre candidat ?

Le gouvernement d’Oumar Tatam Ly doit, très bientôt, rendre sa démission au président de la République Ibrahim Boubacar Keïta. Sûr d’être parmi ceux qui plieront bagages, un ministre serait prêt à être candidat aux prochaines élections municipales dans l’objectif d’occuper le fauteuil de maire du district de Bamako.

photo gouvernement complet oumar tatam ly koulouba

Après l’élection du président de l’Assemblée nationale, la relecture du règlement intérieur, son adoption par la cour constitutionnelle, la mise en place des différents groupes parlementaires et différentes commissions, la démission du gouvernement ne sera plus qu’une question de jours.

 

Qui partira et qui restera ? Le suspens reste encore entier sur la question. Mais, d’ores et déjà, certains ministres semblent s’identifier dans le lot de ceux qui sont en situation défavorable. Parmi lesquels, un jeune ministre-président de parti et candidat malheureux à l’élection présidentielle de 2013.

 

Il s’agit de Moussa Mara, l’actuel ministre de l’Urbanisme et de la Politique de la ville. Pour cause, le jeune parti dont il est le président n’a eu qu’un seul et unique élu à l’hémicycle après les élections législatives. Un bien maigre résultat lorsqu’on sait que le ministre Mara s’est battu comme un « beau diable » pour faire campagne aux cotés des candidats du parti Yèlèma aux élections législatives dernières.

 

Du coup, l’homme ne sait plus où donner de la tête, car si jamais, il venait à être remercié dans les prochains jours, politiquement lui et son parti Yèlèma seront en « danger de mort». C’est pour éviter cette catastrophe, selon nos sources, que Moussa Mara aurait d’ores et déjà trouvé un plan ‘’B’’.

 

C’est de se porter candidat aux prochaines élections municipales. Et ce, dans l’objectif d’occuper le fauteuil de maire du district de Bamako avec la bénédiction du président Ibrahim Boubacar Keïta. Et le rôle de chef d’orchestre de l’APM (Alliance Pour le Mali) que Mara a joué avec dextérité en dit long sur ses réelles ambitions politiques.

 

Jugé « intègre » jusqu’à une période récente, l’engagement et la détermination de Mara à soutenir le président IBK commence à faire délier des langues même au sein de son propre parti (YELEMA). Et à en croire beaucoup d’observateurs, Moussa Mara donne de plus en plus l’impression d’être pour IBK, ce que N’diaye Bah ou encore Ahmed Diane Séméga, tous deux ministres auront été pour le président déchu ATT.

 

Pour rappel, l’alliance (APM) est composée de 11 partis politiques avec 26 députés et ses responsables réclament désormais le rôle de deuxième force politique pour disent-t-ils « donner une base stable à la majorité présidentielle ». Que les Maliens qui, après la brillante élection d’IbK songeaient à un paysage politique bien assaini et à l’abri du syndrome du consensus se détrompent donc.

                                                                                                             Lassina NIANGALY

Source: Tjikan

Vous aimez nos articles, suivez-nous

Articles similaires.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *