DNI: IBK lève l’hypothèque

C’est désormais officiel, le lancement officiel du Dialogue National Inclusif est prévu pour le 14 décembre, au Palais de la Culture Amadou Hampaté Bâ. Dans son discours à la Nation, IBK tend la main et invite encore et une fois toutes les forces vives pour le grand « massâla » sur la triple crise institutionnelle, sécuritaire et politique de 2012. Devant la Nation, IBK s’engage à la mise en œuvre des conclusions et résolutions issues de ce Dialogue national inclusif, à travers le mécanisme indépendant de suivi-évaluation dont les Congressistes lui proposeront, et le format et la composition. De quoi, satisfaire les récalcitrants au dialogue à venir au tour de la table.

 

Dans une brève allocution d’environ dix minutes, le Président de la République, Ibrahim Boubacar KEITA s’est adressé à la Nation. Il s’est exprimé fondamentalement sur deux situations : la mort des treize soldats français de l’Opération Barkhane dans une collision d’hélicoptères et la tenue du Dialogue national inclusif. A cette occasion, IBK, après avoir rendu hommage aux soldats français, invite solennellement toutes les forces vives de la nation à participer et contribuer au Dialogue national inclusif, entré dans la dernière ligne droite. Avant d’annoncer la date fatidique du ‘’Grand débat’’ tant attendu par des acteurs : « (…) je voudrais convier toutes et tous au lancement officiel du Dialogue National Inclusif le 14 Décembre, au Palais de la Culture Amadou Hampaté Bâ.»
Au cours de cette ultime phase, à travers la mise à plat, et un diagnostic profond, IBK concède : « toutes les préoccupations peuvent et doivent y être exprimées sans tabou ». Mais, « la question n’est donc plus de savoir si le pays va vers un dialogue mais quand et avec qui », indique-t-il.
Pour IBK, conformément à nos valeurs ancestrales, le peuple doit faire le « massâla » ou le dialogue parce qu’il est devenu crucial de revérifier le projet, d’évaluer sans complaisance le chemin parcouru par la 3e République née dans les clameurs, dans la fureur et dans le sang.
En outre, ajoute-il, le pays doit saisir l’opportunité du dialogue national pour faire la mise à plat, le diagnostic profond, dans la plus grande courtoisie et dans la plus grande convivialité. En somme, résume-t-il, c’est le moment de réfléchir à la solidité du pays.
Convaincu du rôle important de tous les acteurs pour la réussite de ce processus qui va entamer sa phase ultime, le Président IBK a, encore une fois de plus, tendue sa main à ceux qui ont fermé la porte de toute possibilité de participation au DNI. « Au Chef de file de l’Opposition, aux partis politiques et associations à regagner ce grand moment, qui n’appartient pas à Ibrahim Boubacar Keita, lequel passera, mais au peuple du Mali et à son avenir », précise le Président de la République. Il a lancé également la même invite à ses frères de la CMA, de la Plateforme et de tous les autres mouvements qui participent au processus de paix, pour qu’ils viennent à ce carrefour d’échanges qu’il pressent fécond et refondateur.
Par ailleurs, il lève les dernières hypothèques en donnant suite favorable aux réserves formulées par les non partants qui exigeaient un dialogue souverain, en tout cas la mise en œuvre intégrale des résolutions du dialogue. Et bien c’est désormais choses faite. IBK s’engage devant la nation à appliquer intégralement les résolutions : « garant de la Constitution, je tiens à rassurer l’ensemble national que la mise en œuvre des conclusions et résolutions issues de ce Dialogue National Inclusif, sera assurée par le mécanisme indépendant de suivi-évaluation dont les Congressistes me proposeront, et le format et la composition.»
Comme on le dit en football, il tue le match avant même le début. La balle est donc désormais dans le camp de ceux qui avaient formulé des réserves. Car, aucun sujet ne sera tabou et toutes les résolutions seront souverainement et intégralement appliquées. Après ce discours de cri du cœur, il n’y a plus de raison que des acteurs décident de rester au bord de la route du Dialogue national inclusif.

Par Sikou BAH

Source : Info-Matin

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