Divergence sur la Transition : la CMAS fait son choix et abandonne le M5 en plein combat

La Coordination des Mouvements et Associations et Sympathisants de Mahmoud Dicko (CMAS) de l’Imam Mahmoud Dicko a organisé un point presse le samedi 17 octobre 2020 à son siège Faso Kanu. À l’occasion le coordinateur, Issa Kaou N’Djim a clarifié la position de la CMAS et met fin à toute spéculation.

 

Les partisans de l’influent imam, Mahmoud Dicko tombeur de l’ancien Président Ibrahim Boubacar Kéïta ont apporté leur soutien à la transition mise en place après le putsch du mois d’août. Selon le coordinateur, Issa kaou N’Djim, ils sont prêts à « participer » à l’organe qui fera figure d’assemblée nationale jusqu’au retour des civils au pouvoir, prévu d’ici début 2022. « Nous soutenons les organes de la transition », a déclaré lors d’une conférence de presse le porte-parole de la Coordination des mouvements, associations et sympathisants (CMAS) de l’imam Dicko, Issa Kaou N’Djim. « La CMAS est prête à accompagner la transition à travers sa participation au Conseil national de la transition qui sera mis en place », organe législatif de 121 membres chargé de préparer la « refondation de l’État » et de futures élections présidentielles et législatives, a précisé le mouvement dans un communiqué.

Soulignons au passage que l’imam Dicko a été la figure de proue et autorité morale du M5-RFP (Mouvement du 5-Juin/ Rassemblement des forces patriotiques), la coalition qui a mené pendant des mois la contestation dans la rue contre le président Ibrahim Boubacar Keïta, finalement déposé par des colonels le 18 août.

Cet influent homme de Dieu, a pris le recul un bout de temps laissant son porte-parole dans une position de discorde avec les autres leaders du M5 qui ne sommes plus en odeur de sainteté avec celui-ci depuis le 10 septembre date de la tenue des concertations. Issa Kaou N’Djim avait décrété la mort du M5 ce jour.

Mahmoud Dicko avait annoncé son retour « à la mosquée ». Deux mois plus tard, son mouvement « tourne la page du M5 », et dit prendre son autonomie, le samedi dernier selon son porte-parole. Des propos qui sonnent comme une trahison après avoir mené ensemble de bout en bout cette lutte tintée d’épreuve, mais aussi de victime. La discorde semble être aujourd’hui consommée. Désormais, les yeux sont fixés sur l’Imam Dicko pour qu’il se prononce après l’entrée au gouvernement de certains de ses protégés. Une chose évidente pour préserver sa crédibilité aux yeux des maliens, mais aussi des leaders du M5 qui se disent victimes de trahison. Au pire des cas, ce silence laissera libre cours aux spéculations et des accusations à tort ou à raison.

Bourama Kéïta

LE COMBAT

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