Dissensions dans la transition au Mali : le fameux complot à l’arme blanche

La désignation du président de la transition, Bah N’Daw, le Premier ministre, Moctar Ouane et la formation du gouvernement de la transition relevant selon eux, les membres du M5, d’une trahison pure et simple. Cette trahison se situerait plus à un autre niveau.

 

Convenez-vous  avec moi qu’à l’école primaire, ou secondaire,  les matières diffèrent ? On nous a toujours fait savoir que les hommes se diffèrent de par les comportements et les secrets qui les entourent. Ajouter à cela, les stratégies pour évidemment arriver à leurs fins. Celle qui nous intéresse dans ce papier, c’est la dictée ; pas n’importe laquelle, la dictée préparée ; vous comme moi avons eu la chance d’y faire face. Cette allégorie scolarisable et structurale est une technique qui permet à l’acteur en question de scruter les contours de sa cible, de l’analyser avant d’exécuter majestueusement la mission. Dans ce pays, on a l’impression de vivre dans un cercle obscur, entouré dans un peu plus qu’un cercle, une trahison telle une chaîne qui serre les coudes. Tout est flou dans ce Mali. Qui a tort ? Qui a raison ? Difficile d’expliquer ou de comprendre, et en même temps disséquer la situation de ce pays. Qui tire les ficelles depuis un certain nombre de temps ? Les dissensions entre les acteurs du M5-RFP accouchées de nombreuses trahisons, à couteau tranchant, nous conduisent dans un four chaudement brulant et très rétrécissant. Le silence de l’Imam Mahamoud Dicko, leur autorité morale, expliquerait ce complot, ces nombreuses trahisons. Issa Kaou Djim, le Coordinateur général de la CMAS, a tenu à déclarer une rupture totale entre la CMAS et le M5, ou tous les autres mouvements affiliés à eux. Et pour autant, Kaou Djim dit toujours parler ou agir sous le contrôle de l’Imam Dicko, qui serait au courant de tout absolument tout. « Je ne suis pas là pour parler des turpides d’un homme qui n’est que la voix de son maître. Tout ce qu’il dit et tout ce qu’il fait lui sont dictés. Peut-être qu’en disant cela, il avait pris une dose de Tramadol, » disait Cheick Oumar Sissoko sur la radio Peace fm le 18 octobre dernier dans l’émission ‘’vis-à-vis’’. Propos qui corroboreraient les hypothèses d’Issa Kaou Djim. Mais hélas, ce cafouillage entre eux serait lié à la stratégie de Dicko à vouloir contrôler tout et à mettre hors-jeu tout le monde pour s’en approprier le gros lot. C’est un complot à l’arme blanche qui tue sans détour et sans y laisser la moindre trace.

Moriba DIAWARA

LE COMBAT

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