Dirigeants ou détenteurs de pouvoir au Mali : le pays a trop souffert dèh, et si vous changiez de lunettes !

Cela fait environ une décennie que le Mali vit une crise réelle multiforme avec ses conséquences qui ne finissent de rendre difficile la vie du malien. Ce pays a souffert et souffre des maux créés de l’intérieur et soutenus de l’extérieur. Chaque jour, la situation s’aggrave avec des conséquences fâcheuses au détriment de la vie de bon nombre de maliens.

 

Les conditions de vie deviennent difficiles, la pauvreté gagne du terrain, l’analphabétisme gagne du terrain, les attaques meurtrières détruisent des familles et des villages. Des enfants tués, des femmes assassinées, le nombre de réfugiés se multiplie. Pendant ce temps, des maliens, détenteurs de la carte nationale d’identité malienne pensent que leur heure est arrivée. Tout est bon pour s’enrichir. Les forces de l’ordre nationales et internationales sont inefficaces face à la force de feu qu’elles affrontent. A Bamako, les responsables étatiques et politiques se déchirent pour des postes et pour l’argent. Certains ont érigé la politique en une profession pour se faire de l’argent.

Les responsables coutumiers et religieux assistent inefficacement à la situation d’insécurité et de corruption qui éloigne la population d’une éducation de qualité et d’eau potable. Certains de ces responsables se contentent de critiquer ouvertement le pouvoir car c’est ce qu’ils savent faire. Quant à la justice, elle est jusqu’à preuve de contraire, à la solde des plus forts. Par conséquent, les magistrats sont devenus des « affairmans ». Toute personne qui veut assainir cette justice rencontre sur son chemin des lions affamés. Ceux qui n’ont pas de pouvoir ni d’argent se contentent d’attendre Dieu. Les structures ont été créées pour combattre la corruption, le président a fait des menaces pour freiner la corruption, mais puisqu’il n’y a pas de résultats escomptés, on a l’impression que la création de ces structures et les menaces formulées sont des distractions du peuple pour pouvoir prendre de plus du contribuable.

Quant aux députés, ils ne jouissent d’aucune crédibilité de la part du peuple qui, n’ayant pas la capacité d’analyse, qui dominé par l’appât du gain facile, se laisse berner à chaque élection pour élire des apatrides à leur tête. Ceux qui gagnent à manger auprès des plus forts préfèrent garder le silence en encourageant le malfaiteur dans ses actes. Tout est miné au Mali. Par où va-t-on commencer et qui va commencer la reconstruction du Mali? Un Maliba qui est devenu un tamis sur lequel chacun a sa bouche accrochée à un trou.

Responsables politiques, religieux, et coutumiers, n’est-il pas temps pour vous de réfléchir efficacement pour ce pays ? N’est-il temps pas de croire à un avenir radieux de ce Mali envié par des ennemis extérieurs qui ne voient que les richesses ? Pensez-vous que le pays est en train d’être aidé par des partenaires avec des agendas cachés ? Souvent, on a l’impression que les autorités maliennes ont d’autres missions différentes de la reconstruction du Mali. Comment peut-on comprendre que dans les services étatiques les travailleurs ne pensent qu’à s’enrichir ? C’est dans ce sens que les fonds sont détournés avec la complicité de tout un groupe d’individus. Il est temps !

Yacouba Dao

SourceMalijet

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