Dialogue national inclusif : Une opportunité de vider toutes les questions entre tous les Maliens

L’accord politique élaboré et soumis à toute la classe politique malienne pour signature par le Premier ministre Dr. Boubou Cissé aura aussi servi de socle de dialogue inter-malien dans sa dimension d’un consensus politique dans la diversité ou tous les acteurs politiques devraient mettre le Mali au-dessus de tout.

Lorsque l’essentiel est en cause, point n’a besoin d’être argué dans la division. Seul l’unisson de la classe politique doit l’emporter pour sauver d’abord un pays qui en passe d’être émiette, si on ne prend garde !

Le président de la République, dans sa magnanimité a nommé de hauts cadres de sagesse et d’expérience avérées pour conduire le dialogue politique inclusif, mais aussi inclusif dans tous ces paramètres et compartiments.

N’est-ce pas une occasion de panser les plaies profondes qui gangrènent notre société avec des propositions concrètes qui magnifieront ce travail de réflexions st d’analyse ?

au autant d’interrogations pour un boulevard de solutions aux difficultés de l’heure.

 

De la cohésion sociale et de l’insécurité

La cohésion sociale réussie éradique progressivement l’insécurité résiduelle et récurrente.  Aujourd’hui le Mali a besoin de tous ses fils autour de lui. Quel que soit le rang ou le statut des uns et des autres, point n’a besoin d’être stigmatisé et nul n’a le droit de s’exclure !

Il s’agit de voir l’état dans lequel le pays se trouve.

L’opposition qu’elle soit républicaine, parlementaire ou extra-parlementaire, modérée ou radicale, chacun doit mettre un peu d’eau dans son vin et s’accorder sur l’essentiel aves le gouvernement qui doit, aussi faire preuve d’ouverture, comme le Président de la république a su le faire en nommant un gouvernement de mission de large ouverture possible.

La cohésion sociale, c’est aussi la coexistence pacifique entre les ethnies de la même communauté où la même localité. Ce qui a été ou qui se vit au centre du Mali, ne ressemble pas au Mali. C’est pourquoi, le peuple doit se ressaisir et approfondir le dialogue.

La question d’insécurité sera certainement un sujet clé du dialogue inclusif inter-malien. Ce dialogue ne doit pas se borner à un effet curatif seulement, il doit ouvrir des prospectives tout en faisant un diagnostic prospectif en projetant des mesures anticipatives dans l’avenir.

Rappelons-nous que la défunte cellule d’analyse, de prospection, de prévention et d’anticipation des crises qui était rattachée à la Primature avant l’arrivée du Premier ministre Tatam Ly, avait le mérite de pouvoir continuer tant le Mali a besoin d’une telle structure de type indépendant avec des techniciens avérés capables de mieux proposer au gouvernement des solutions à tout problème en instance, aussi bien qu’en terme futuriste.

Le dialogue inclusif   doit se pencher sur un mécanisme de prévention des crises de quelle que nature que ce soit. Cette dynamique est celle que s’apparaitre à suggérer le Professeur Oumar Bouaré au moment où il pilotait la cellule à la Primature. Ce professeur émérite qui donne des cours dans les universités (française et américaine), ancien conseiller spécial de Nelson Mandela, est une valeur sûre.

Plus qu’important de le signaler le Mali a besoin de mettre en place une cellule de prospection et d’anticipation de gestion de crises. Cette cellule peut être rattachée soit à la Présidence ou à la primature.

 

De la consolidation du dialogue social et la valorisation des salaires par des mesures repensées et innovantes

Les récentes grognes sociales dénotent que le Mali a encore besoin d’un dialogue social approfondi susceptible d’aplanir les difficultés résiduelles qui surgissent çà et là.

Le gouvernement doit toujours faire preuve de capacité d’écoute. Il est évident que toutes les revendications corporatives ne peuvent pas avoir toute suite une suite favorable dans toute la totalité des points revendicatifs.

Cependant le dialogue politique inclusif doit aussi se pencher sur des questions essentielles de ce genre, afin d’orienter la conduite à tenir dans le cadre du dialogue social. Cette orientation n’aura de bien fondée que lorsque celle-ci aura fait des propositions d’amélioration des salaires par des mesures repensées et innovantes.

Des propositions ci-dessous indiquées paraissent celles qui peuvent faire leur preuve dans l’augmentation de la masse salariale. Dans un tel schéma, le gouvernement doit :

  • Transformer les avantages en nature au bénéfice des avantages en espèce pour les fonctionnaires ou cadres bénéficient de traitements spéciaux.
  • Inclure la dotation en carburant, communication ou tout autre avantage de telle nature dans la masse salariale des fonctionnaires, cadres ou agents bénéficiaires.
  • Permettre la dotation des services centraux de l’administration en véhicule dont les titulaires en bénéficieront à titre de propriété après un paiement par prélèvement sur le salaire des intéresses au cours de leur carrière.

Ceci permettra de mieux gérer les biens de l’Etat et moralisera du coup les détenteurs de ces véhicules dès lorsqu’ils sont convaincus que la propriété leur reviendra après épuisement de la somme à défalquer sur le salaire.

  • Encourager la gestion efficiente et transparente des contrats-publics et amoindrir de plus en plus la lourdeur administrative vis à des administrés
  • Moraliser de plus en plus la gestion de l’administration publiques et récompenser les exploits susceptibles de créer l’émulation et le sentiment du travail bien fait entre les citoyens. Nous devons un grand remerciement au président de la République pour la récompense ou le mérite national reconnu au jeune qui a sauvé des vies lors des dégâts d’une pluie diluvienne à Bamako. Le fait d’incorporer ce jeune homme au service de la protection civile (sapeur pompes) est un acte qui inspire, à plus d’un titre, la magnificence du travail bien fait et de l’engagement patriotique.

 

De l’enseignement et de la culture

Le domaine de l’éducation a besoin de reformes.

La reforme de 1962 et tout ce qui s’en est suivi, ont besoin de retouche. Il faut maintenant une école où on apprend beaucoup de nos valeurs, où on enseigne beaucoup plus le Mali, l’Afrique, sans faire abstraction au reste du Mali. Le slogan : le Mali d’abord collabore avec cette idée. Il faudrait penser à aller vers un enseignement de raisonnement rationnel pour briser l’emprise du fatalisme.

Requérir les enseignants  de qualité ou former au besoin des enseignants recèlent de la carence afin de hisser le niveau. Le gouvernement doit mettre un accent particulier sur la recherche scientifique et créer un créneau pour que chaque année l’université lui fasse des propositions recommandations ou suggestions, car tout pays où l’université n’apporte rien est voué à consommer  les idées ou les orientations des autres.

Quant à la culture, il faut un retour à la source, le président de la République IBK a bien raison d’en faire une pratique formelle que toute autorité de sommité arrivant à Sikasso puisse faire un salut vibrant devant les monuments de Tiéba et Babemba. Cette dynamique doit être poursuivie sur toute l’étendue du territoire pour célébrer nos héros de l’histoire partout où ils se trouvent.

Il faut chercher à sauvegarder nos usus et coutumes, les rituels, les écrire au besoin.

Dans le contexte de lutte contre les changements Climatiques, le gouvernement doit inscrire ou immatriculer les bois sacrés à travers le pays, comme sites culturels à vocation de patrimoine culturel immatériel. Cette préoccupation répondait à l’une des attentes phares des nations unies sur la lutte contre les changements climatiques et la sauvegardes des puits de carbone.

 

De la communication 

Les réseaux de communication doivent moraliser et apaiser le vocable dans une large mesure pour permettre que la cohésion sociale, la paix et la concorde puissent toujours servir de corde de liaison des cœurs et des esprits de tous les Maliens. Extirper de nos habitudes le verbe incendiaire demeure une valeur fondamentale dans la poursuite des chantiers démocratiques et républicains.

En ce moment de vives tensions sociales où les populations s’évertuent à exiger du gouvernement à satisfaire le réseau routier de leur ressort, constituent un danger pour la République. La culture citoyenne et la discipline doivent guider tous les Maliens, car si chacun se met à revendiquer au même moment et en exigeant mordicus la réalisation de leurs requêtes, émietterait la République. Que Dieu nous engarde ! Que Dieu inspire au mieux les Maliens. Cependant, je lance un appel avec humilité au président de la République, à bien vouloir s’adresser à la nation dans le contexte de l’heure. Cela permettra d’éclairer un peu la lanterne de la nation toute entière. Dans la même veine, il doit (le président de la République) exiger au gouvernement de faire plus de communication de façon solidaire à aplanir les incompréhensions, doutes et à éclairer les zones d’ombre qui embrassent les populations.

 

De l’Etat de l’union et de la gestion transversale de toutes les questions de l’heure

Le dialogue politique inclusif doit permettre de faire l’état de l’union et permettre au président de la République de se prononcer sur les orientations et les attentes de la nation.

Il (le dialogue politique inclusif) doit servir de déclinaison dans l’analyse, l’évaluation et la solution des questions brûlantes de l’heure dans un débat démocratique et républicain, très civilisé. Pas l’acharnement dans une les calomnies ou diffamation, mais plutôt dans une dynamique de proposition pour mieux servir le Mali. Ces questions sont d’ordre transversal et doivent être traitées avec diligence au cas par cas aux fins de déboucher à la paix, la véritable et surtout au pardon mutuel de tous les Maliens sans exclusive.

Souleymane SANOGO           

(Juriste analyste auditeur à l’IUDT assistant parlementaire)

 

Source:  Mali Tribune

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