Devant les Maliens vivant au Ghana, IBK évoque l’affaire de son avion sans vraiment s’expliquer

Il y a des sorties qui n’en valent vraiment pas la peine.

CEDEAO OUVERTURE ibk president ibrahim boubacar keita

 

 

C’est le cas de la rencontre avec les Maliens du Ghana à l’occasion de laquelle IBK a abordé la question très gênante – trop encombrante même- de l’achat de son Boeing 737. Il a demandé à l’assistance s’il ne devait pas voyager dans de bonnes conditions dans le cadre de ses activités au service du Mali, non sans affirmer que « depuis deux ans nous louions un avion » avant de conclure que ce que l’on paye pendant ces deux années peut permettre d’acquérir un avion. Nous laissons les lecteurs apprécier. Il a vraiment fait hors sujet ou bien il l’a fait consciemment pour occulter le vrai débat.
La question n’est pas que le président de la République n’a pas droit à un avion, mais pourquoi en acheter alors qu’il y en a un sur place. Par ailleurs, les conditions d’acquisition et le coût réel de l’avion sont entourés d’un flou artistique. Voilà le vrai débat. Mais nous en profitons pour apprendre de la bouche du président IBK que le paiement de l’avion se fera sur cinq ans.
L’occasion viendra de demander alors à quoi servent les 14 milliards et demi de francs CFA prévus dans le projet de Loi des finances rectificative 2014 dont le mobile est l’achat d’un nouvel aéronef. Parce que dans toutes les explications fournies à ce jour, on fait état de 17 ou 20 milliards FCFA. Aujourd’hui, le FMI a la preuve que le vendeur de l’avion n’a perçu que 14 milliards

 

Sphinx

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