CSTM : LE MOT D’ORDRE DE GREVE EST MAINTENU

 

Hamadoun Amion Guindo Confédération secretaire general Syndicale Travailleurs  Mali (CSTM)

La Confédération syndicale des travailleurs du Mali (CSTM) et le gouvernement semblent entretenir un dialogue de sourds sur le préavis de grève de la centrale. Le secrétaire général de la CSTM, Hammadoun Amion Guindo, a ainsi animé jeudi une conférence de presse dans les locaux de la centrale pour dénoncer l’attitude du gouvernement dans la gestion du préavis de grève du 3 mars 2016 et du cahier de doléances du 19 mai 2014. Dans ce cahier de doléances, un accord a été trouvé sur 21 points et un accord partiel sur 6 points, les 11 autres points ont fait l’objet de rejet.

La CSTM a donc décidé d’aller en grève les 21 et 22 mars à venir en déplorant un manque d’engagement politique du gouvernement dans le suivi de ce cahier de doléances. Le ministre du Travail et de la Fonction Publique, chargé des Relations avec les Institutions, Mme Diarra Raky Talla, avait, pour sa part, attribué la responsabilité du blocage des négociations à la CSTM dans une intervention à la télévision nationale le 8 mars dernier.

Le secrétaire général de la CSTM a expliqué que sa centrale a reçu le 4 mars dernier une lettre du ministère de tutelle demandant de lui envoyer une proposition de conciliateurs et un mémoire de défense. « Nous avons transmis les noms de trois conciliateurs et nous lui avons dit qu’en ce qui concerne le mémoire de défense, tous les points contenus dans notre préavis de grève en avaient déjà fait l’objet lors des précédentes négociations du cahier de doléances de la CSTM», précise Hammadoun Amion Guindo, dans une lettre ouverte au Premier ministre datant du 10 mars.

Le leader de la CSTM s’étonne également du fait que dans une lettre datant du 8 mars dernier, Mme Diarra Raky Talla ait convié le syndicat à l’ouverture des travaux de négociation le même jour à 15 heures, tout en lui demandant d’aviser ses conciliateurs. La CSTM a respecté le rendez-vous car elle était convaincue que le département du Travail allait prendre toutes les dispositions légales pour la tenue effective de la 1ère réunion. Ces dispositions devaient porter sur la prise de l’arrêté portant nomination des conciliateurs et leur convocation officielle.

Hammadoun Amion Guindo a estimé, à ce propos, que les conciliateurs doivent être indépendants vis-à-vis des parties en conflit et doivent, après leur nomination, relever du ministère en charge du travail et du dialogue social, selon une loi du 10 août 1987. La CSTM souhaite aussi négocier directement avec le Premier ministre ou les ministres qui sont habilités à prendre des décisions et non avec les conseillers techniques qui n’ont pas de pouvoir de décisions.

La centrale syndicale appelle donc ses militants à une grève de 48 heures après le préavis de grève déposé le 3 mars dernier au ministère du Travail. La CSTM va-t-elle lever son mot d’ordre de grève, quelle est sa marge de manœuvre et jusqu’où ira-t-elle ? En réponse, Hammadoun Amion Guindo a assuré que sa centrale est déterminée à aller en grève si ses revendications ne sont pas prises en compte.

B. M. SISSOKO

Source : Essor

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