Crise au Nord du Mali : Quelle dette IBK doit à Soumeylou Boubèye ?

Après la déroute de l’armée malienne à Kidal,  la quasi-totalité des maliens se sont précipités devant leur petit écran à l’heure du journal télévisé pour savourer l’annonce de la démission du Ministre opportuniste de la Défense. Mais malgré tout, il reste à commander les rênes d’un département dont la responsabilité est tellement importante qu’un profane ne doit pas y siéger à une période aussi cruciale que vit notre pays depuis des mois.

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Les populations meurtries se demandent alors  pourquoi IBK s’en prend aux responsables militaires, au lieu de demander des comptes à son protégé de rendre le tablier ?   « S’il a dette a payé à Monsieur de tous les régimes, qu’il crée un autre département pour lui. Car le Ministère de la Défense est le système nerveux d’un pays », lui conseille un enseignant.  « A César ce qui est à César », cet adage doit être de mise par le Président IBK en confiant le Département de la Défense à un « un sac à dos », comme on le dit  dans le jargon  militaire. Cette option devrait être immédiatement prise pour mettre définitivement fin à ce problème du Nord qui est devenu une arrête dans la gorge de chaque malien. IBK le sait, Soumeylou Boubèye n’en est pas capable et il ne reconnaitra jamais sa carence en rendra le tablier. Même si toute l’armée malienne doit en périr, l’ancien boss de la SE ne se soucie que de son luxe.

 

Les preuves de  son échec sont pourtant palpables comme le nez au beau milieu du visage.  Un bilan plus que mitigé De sa nomination à nos jours, nous n’avons vu aucun succès de son département. Les récents événements de Kidal viennent de montrer  une fois de plus que malheureusement le journaliste n’a pas la capacité de manier une kalachnikov comme il manipule sa plume. Un poste politique est bien dans tous les départements sauf à la Défense. Car, un pays dont les responsables de défense sont incapables, finira toujours  dans l’impasse. Le  mercredi 21,  les maliens s’attendaient à une déclaration du Responsable du ministre de la Défense pour apaiser les nerfs des maliens. Nous ne contestons guère le rôle du porte-parole du Gouvernement,  mais  dans des cas spécifiques comme celui du 21 Mai, le ministre de la Défense devrait prendre toutes ses responsabilités vis-à-vis de la population. Nous avons suivi par exemple le  cas au Tchad le jour où une vingtaine de soldats tchadiens ont été tués lors du violent affrontement entre eux et les djihadistes dans l’Adrar des Ifoghas.

 

Malgré  la grogne de la population, le Ministre tchadien de la Défense a fait une déclaration à la télé et adressé un message d’apaisement tout en expliquant les causes de cette lourde perte dans le rang de l’armée. Il  a promis d’en tirer des leçons nécessaires. Pourtant, le gouvernement tchadien a son ministre porte-parole comme au Mali. La différence, est que le ministre tchadien de la Défense maitrise son sujet mieux, car c’est un soldat pur et dur, contrairement à notre journaliste de luxe. Et pour cause, quand il décide enfin de venir informer les populations sur la chaine nationale, il nous vient avec des informations erronées. Jusqu’à preuve de contraire, le Ministre de la Défense n’est pas en mesure de donner à ses compatriotes, le nombre exact des prisonniers de guerres, des soldats tués et des blessés. Pire,  le nombre des victimes dans les rangs des insurgés et les prisonniers reste inconnu par M Maïga. Voilà pourtant  des informations qui peuvent remonter la morale des populations. A notre connaissance, la FAMA a aussi fait des morts, des blessés et même des prisonniers.

 

Selon une source digne  de foi, la FAMA a fait  le plus grand nombre des prisonniers. Mais après ses divagations  sur l’ORTM, nous avons tout de suite su que le Ministre Soumeylou ne maitrise rien au sein de l’armée malienne,  même des informations clés surtout en cette période de guerre. La preuve, il change d’informations comme de vestes et de cravates. Tantôt, le chiffre des prisonniers et des blessés changent, tantôt le nombre de soldats déployés à Kidal aussi varient. Et pour enfoncer le clou, il continue sa divagation : « Il est vrai que nos soldats ont fait défection, mais différent du  cas de 2012 »,  en citant le cas du pont de Wabaria. Que Monsieur le ministre prenne ses responsabilités et laisse les  anciennes erreurs commises du passé. Ce n’est pas responsable de comparer un mépris à un autre. Cette guerre mal préparée est la plus grave erreur de Soumeylou Boubèye. Car il ne savait pas tous les moyens logistiques sur place. La mort de certains blessés graves  en est l’illustration.

 

L’hôpital de Gao qui était le seul centre de santé proche et approprié  a dû refuser du monde des soldats en état grave. Pourtant, quelques jours avant cet assaut de Kidal, il était présent à Gao. Il pouvait vérifier toutes les réalités du terrain avant permettre une guerre à Kidal. Pire, il rebroussé chemin une fois à Gao, sous prétexte qu’il avait un malaise. Pourtant SBM n’est pas retourné à Bamako dans une ambulance, ni hospitalisé après son arrivée à Bamako. Est-ce une mauvaise volonté de la part du premier responsable de la Défense d’accompagner son chef dans une zone peu sécurisée ? Savait-il en avance le bilan de la visite de Mara à Kidal ? Voilà la question qui intrigue le plus grand nombre des maliens.

 

En tout état de cause, jouer au patron de la SE est loin d’exercer le métier d’un ministre de la Défense. Et dans tous les pays instable comme le Mali, un militaire dur à cuir est bon au département de la Défense, pour sauver des centaines de vies. Une chose est sûre, si Ladji Bourama ne peut pas se débarrasser de son parasite, le peuple le fera à sa place. Car, ça bourdonne dans les « grins » déjà que l’homme fort de tous les régimes doit dégager  au soulagement des maliens : « Le département de la Défense ne doit pas être la récompense à un soutien politique dans un gouvernement », a rappelé un jeune diplômé.

 

 

Christelle 

SOURCE: L’Annonceur

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