Créer la misère aux medias : Nancouma Kéita et le RPM se trompent de combat

Le pouvoir est-il aux abois? La réponse est affirmative, tenant compte de l’aveu d’impuissance du fameux secrétaire politique du RPM, Nancouma Kéita, le vendredi 14 août 2015, à la Maison de la presse, qui affirme vouloir créer la misère pour les médias maliens.

Nancouma Keïta secrétaire politique rpmBrimer la presse pour sauver le régime du RPM aux abois. Voilà l’option du vieux « corbillard » Nancouma Keita. «N’oubliez pas qu’on est au pouvoir et qu’on peut vous créer la misère. Ah oui ! Ça aussi, il faut le reconnaître.» C’est la menace dardée  à l’encontre de la presse,  suite à une question d’un  journaliste qui voulait savoir si réellement le gouvernement ne joue pas au sapeur-pompier en l’état actuel des choses. Cette menace d’une tare intellectuelle n’a aucune importance pour la presse, « la sentinelle» de la Démocratie. Ce monsieur, secrétaire politique d’une autre nature doit comprendre qu’aucune menace n’est suffisante pour contenir la presse. On ne peut nous museler.

Cet aveu d’impuissance montre à hauteur de souhait  que  ce fameux Keita n’incarne ni les valeurs du dialogue, ni  la contradiction des idées dans une démocratie comme la nôtre.

Monsieur le secrétaire était-il lucide, ce vendredi 14 août 2015, quand il vomissait ses menaces ? «Sapeur-pompier ? Ne dites pas ça à notre gouvernement. Ce n’est pas un bon vocabulaire. On le dit dans le journal. Soignez votre langage pour qu’on s’entende sur la substance ! On ne dit pas à son gouvernement qu’il fait le sapeur-pompier. On peut le dire en causant. Si nous rapportons dans d’autres niveaux, celui qui a posé la question va se faire mal voir. Parce que n’oubliez pas qu’on est au pouvoir et qu’on peut vous créer la misère. Ah oui ! Ça aussi il faut le reconnaître. Tout Etat à le moyen de créer la misère à quelqu’un… il ne faut pas qu’on cherche un pou dans la tête des uns et des autres». Sûrement, non. Puisqu’un homme de la dimension de Nancouma, conscient de sa responsabilité politique et surtout citoyenne ne banalise pas les principes fondamentaux de la démocratie.

Mais rien de surprenant dans cette fuite en avant, le peuple malien et la presse dans son intégralité ont compris  que cet ancien ministre du président ATT et son parti sont incapables de mobiliser pour soutenir le  président de la République IBK à faire face aux difficultés actuelles de la vie de notre nation. Une nation mal en point de plus en plus depuis la prise du pouvoir par ce parti en manque de cadres et de vision pour contenir le malaise social et sécuritaire. Le pays affiche honteusement une gueule de bois aux yeux du monde, et Nancouma ne veut pas que la presse en parle.

Si Nancouma Keita et son RPM se trompent de combat, aucune raison ne peut justifier  sa démarche de s’attaquer à la presse. Il s’agit juste pour lui de cacher l’incapacité des cadres du RPM de mettre en place un mécanisme de soutien autour d’IBK qui n’arrive pas à apporter les réponses aux préoccupations du moment. Ça, c’est une réalité palpable que l’on vit au quotidien. Pourquoi vouloir cacher le soleil avec les deux mains ?

La gestion du pouvoir, un  festival de brigands au parti présidentiel

Gérer le Mali n’est jamais facile dans le contexte actuel. Cette gestion exige une synergie d’action, à commencer par le parti présidentiel. Malheureusement, Nancouma Keita n’a pas compris cette nécessité d’accompagner son candidat qui n’a pas droit à l’échec. Même si c’est ce constat d’échec auquel nous assistons depuis  deux ans. L’échec n’est pas surprenant puisqu’en plus de sa  mission difficile, des vautours qui tournent autour de lui  sont pour la plupart les cadres du RPM encadrés par le vieux « loup », Nancouma Keita.

Des gens sans vergogne, ni dignité, ni personnalité  rodent autour d’IBK depuis son élection. Ces prédateurs pensent avoir contribué à sa victoire, dès lors le partage du «gâteau Mali» est le mot d’ordre de certains politiques.

Depuis l’élection d’Ibrahim Boubacar Kéïta, le RPM ne fait que s’agrandir. Il reçoit de plus en plus d’indécis, des loups et des brigands. Politiquement, tout est permis et rien n’est rejeté.

Nancouma Kéita, une honte pour la démocratie et la liberté

Ce piètre secrétaire politique d’une autre époque doit enlever le mot démocratie et liberté de son vocabulaire. Puisqu’il ne connait pas le sens et la valeur de cette expression qui conduit la marche du monde. Ce débutant dans la démocratie doit une fois pour toutes savoir qu’en jeu démocratique, on ne brandit pas de menaces gratuites contre un pilier de cette valeur universelle. «Tout Etat a les moyens de créer la misère à quelqu’un». Le Mali est-il devenu un pays sans valeur universelle depuis l’élection d’IBK? Seul Nancouma détient la réponse à cette question. Où étais-tu, Nancouma, quand le Malien  se battait en 1991 pour la démocratie et la liberté ? Veux-tu un Mali dans l’obscurantisme et dans l’ignorance ? Si oui, ne te fatigues pas,  tu seras vaincu comme le Satan a été vaincu. Le Mali ne sera jamais un Etat qui crée la misère à son peuple, ni sous IBK, ni sous personne d’autre. Pour y parvenir, il faut marcher d’abord sur le corps de chaque Malien.

Non, Nancouma a eu tort de s’agiter ainsi. Si  ces propos sont rapportés à d’autres niveaux, c’est  lui-même qui va se faire mal voir.

Au lieu de menacer la presse, il doit s’activer pour gérer au plus vite les dossiers de corruption que certains de ses camarades de partis trainent depuis  longtemps. Le peuple malien se souvient encore des  dossiers comme l’achat de l’avion présidentiel et les équipements militaires et surtout la fameuse affaire dite des engrais frelatés.

Malheur à ceux-là qui pensent que le Mali est devenu leur propriété privée depuis l’ascension du régime aujourd’hui très controversé d’IBK.

Nouhoum DICKO 

source : Le Prétoire

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