COURSE VERS KOULOUBA : Les assurances de Soumi

Au Stade du 26 Mars, plein à craquer, le samedi 12 mai 2018, le Président de l’Union pour la République et la Démocratie (URD), Soumaïla Cissé a été investi candidat à la Présidentielle du 29 juillet 2018 par une trentaine de partis politiques et d’associations de soutiens, regroupés dans une coalition dite pour l’alternance et le changement au Mali.

 Estimés à plus de 100.000 participants à la cérémonie d’investiture du candidat, selon les organisateurs, Soumi a su mobiliser les Bamakois.

Debout sur un véhicule blanc sous une escorte impressionnante, Soumaïla Cissé a salué la masse, venue pour son investiture en faisant le tour du Stade à l’intérieur. Et plusieurs Présidents des formations politiques du Mali, l’opposant historique guinéen, Cellou Dalein Diallo et bien d’autres personnalités maliennes et africaines ont pris part à cette cérémonie.

Dans son discours solennel, Soumaïla Cissé a pris des engagements forts et rassuré les Maliens sur sa gestion des affaires publiques qu’il compte instaurer, une fois arrivée au pouvoir.

«Quand je serai élu Président de la République, aucun de mes enfants ne sera Ministres, Députés ou ne participera à la gestion des affaires publiques, même mes neveux,… », a promis le candidat de la coalition pour l’alternance et le changement, l’Honorable Soumaïla Cissé.

Hommage aux victimes

«En cet instant solennel où vous m’avez investi de votre confiance, je tiens à renouveler mes condoléances à toutes les victimes civiles et militaires, maliennes, africaines et étrangères. Nous leur rendons hommage, exprimons notre compassion aux familles endeuillées et souhaitons un prompt rétablissement aux blessés. J’ai également une pensée solidaire pour l’ensemble de nos compatriotes qui vivent dans la difficulté. Je pense particulièrement aux malades, aux déplacés, aux réfugiés et aux jeunes toujours à la recherche d’un premier emploi. C’est aussi et surtout pour eux que nous nous engageons dans cette bataille… », a-t-il ajouté.

Silence coupable du Gouvernement

Poursuivant son intervention, il ajoute : « Il y a urgence. Notre nation est meurtrie et fracturée. Notre République est affaiblie et se fissure. Notre pays est humilié et paupérisé. Après le Nord, c’est le Centre de notre pays qui s’embrase. Des violences inter-communautaires se déroulent dans un silence coupable », constate le candidat pour l’alternance et le changement qui s’interroge, pourquoi le gouvernement n’a-t-il pas pu créer les conditions d’une réconciliation intercommunautaire ?

Face à cette situation qu’il juge grave et inacceptable, le Chef de file de l’opposition a pris des engagements fermes.  «Président, en votre nom et au nom de tout notre Peuple, j’engagerai immédiatement un processus politique pour résoudre la crise au Centre. Ce processus sera fondé sur un dialogue intra et intercommunautaire afin que les populations de ces Régions conviennent des conditions de leur cohabitation et de leur accès aux ressources naturelles de leurs contrées, dans la paix et la concorde. La paix et la sécurité devront donc sans tarder revenir dans tout le pays. Je me donne cinq ans pour mettre fin définitivement à la crise sécuritaire et pacifier le pays. Toutes les énergies du gouvernement seront tournées vers cet objectif stratégique majeur. Oui, Président, en votre nom et au nom de tout notre Peuple, conformément aux engagements pris dans le cadre du programme minimum de gouvernement de la ‘‘Coalition pour l’alternance et le changement’’, je mettrai en place un gouvernement de redressement national qui s’investira sans relâche à stabiliser le pays, à le réunifier, à réaliser la réconciliation nationale, à conduire les réformes pour refonder l’Etat… ».

A ses dires, l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale, issu du processus d’Alger est d’une importance capitale dans la quête de paix et de vivre ensemble. C’est pourquoi, Soumi s’est engagé résolument à la mise en œuvre diligente de cet accord conformément aux intérêts du Peuple malien.

Pour la refondation de l’Etat, indique-t-il, la Décentralisation sera approfondie ; car, la gouvernance locale est le meilleur moyen d’impliquer les citoyens dans le développement de leur terroir.

«Le transfert des compétences, aussi bien financières qu’administratives, doit être effectif pour une véritable libre administration des collectivités. Le Mali ne sera plus spectateur de son destin comme c’est le cas depuis cinq ans. Ces 6 dernières années, une multitude d’atteintes à l’Etat de droit et d’attaques contre l’intégrité du territoire national ont brisé l’unité nationale du Mali. Face à la violence armée, le pouvoir en place, avec ses gouvernements successifs, n’a pas su faire face au terrorisme. Sans un sursaut patriotique collectif, sans notre totale mobilisation, le Mali peut, à tout moment, sombrer dans le chaos ».

Déterminé à restaurer l’espoir des Maliens, ranimer et soulever le pays, Soumaïla Cissé a estimé que l’heure est venue pour le faire.

«C’est possible. C’est nécessaire. C’est même vital pour notre pays. Je m’engage, devant vous ici réunis, à tout mettre en œuvre pour ramener la paix, réaliser la réconciliation nationale et refonder l’Etat et son armée. En cinq ans, nous allons rétablir la sécurité, pacifier le pays, du Nord au Centre, et instaurer un véritable dialogue entre les différentes communautés pour qu’elles puissent de nouveau vivre en harmonie. Paysans, éleveurs, transporteurs, chauffeurs de taxi, Sotrama et Katakatani, industriels et opérateurs économiques, artisans et commerçants, pêcheurs, militaires et policiers, chômeurs, lycéens et étudiants, enseignants et professionnels de la santé, malades et handicapés… Je vous ai entendus. J’ai consulté nos partenaires au développement ».

Moderniser l’Agriculture

La situation sécuritaire nécessite de donner aux Forces de défense et de sécurité les moyens de leurs missions, souligne-t-il. Aussi, le pays a besoin des  investissements dans les infrastructures, de moderniser l’Agriculture et l’élevage, garantir la sécurité alimentaire, sauvegarder notre environnement, donner à nos enfants et à nos jeunes une éducation de qualité, fournir à tous nos compatriotes des services efficaces de santé, créer massivement des emplois et vivifier le tissu économique, renforcer la performance administrative et rendre notre cadre de vie meilleur et tendre enfin vers une émergence durable.

Pour Soumaïla Cissé cela n’est pas impossible à réaliser au Mali.

H.S

Le Soft

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