Transparence dans le recrutement dans l’armée : Est-elle possible jusqu’au bout de la chaîne ?

En début de la semaine dernière, la Direction de l’Information et des Relations publiques de l’Armée (DIRPA) a donné des informations relatives au recrutement dans l’armée cette année. Il ressort des informations que la transparence, la crédibilité et l’inclusivité sont les valeurs qui ont prévalu dans ce processus de recrutement. Aussi, des consignes fermes ont été données par l’autorité militaire et le processus de sélection a été mené conformément à ces instructions.

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Nous croyons à la volonté et la sincérité du Diarran Koné, directeur de la Direction de l’Information et des Relations Publiques de l’Armée mais les citoyens maliens dans leur grande majorité n’y croient pas. Ils sont sceptiques.

A retenir que 9.273 dossiers validés sur 60.136 reçus pour un besoin de 5.000 éléments A l’issue de la première phase de sélection, 9.273 dossiers ont été validés. Les candidats sont repartis comme suit: Gao: 378, Koulikoro: 1.100, Mopti: 457, Ségou: 1.144, Sikasso: 1 872, Kayes: 485, Bamako: 3.706, Tombouctou: 131. A Bamako, plus 27.000 jeunes avaient fait acte de candidature. Sur ce tableau, nous remarquons l’absence des régions de Taoudeni, Ménaka, Kidal. Pourquoi ces trois régions n’ont pas été concernées par le recrutement ? On aurait pu donner un plus grand quota aux régions du nord parce que les natifs de ces régions sont sensés connaitre le terrain dans ces régions-là.

La transparence est-elle possible jusqu’au bout de la chaîne ?

Cela ne changera jamais il y aura toujours du népotisme et du favoritisme dans ce pays. Plus de 50 ans d’indépendance et toujours une armée de pédants. Le Mali est appelé à disparaître dans les années à venir car l’irresponsabilité a atteint son paroxysme à tous les niveaux. Maintenant, il y a la guerre et les soldats sont en train de se faire massacrer tous les jours par les djihadistes et autres trafiquants de drogue et les fils d’officiers incompétents gavés par les plaisirs mondains et sont en train de fuir c’est au même moment que l’on parle maintenant de mérite lors des recrutements. La prise de conscience a son pesant d’or. Mais est-ce que ce n’est pas le médecin après la mort. Quelle honte? Quel pays? C’est maintenant que les uns et les autres se sont rendus compte que le mode de recrutement a pourri l’armée malienne depuis des décennies. Des officiers et officiers supérieurs qui passent leurs temps qu’a niqué les adolescentes et à boire de l’alcool.  Ils constituent une honte pour leurs familles, pour le Mali, une charge inutile sur le dos du pauvre contribuable malien. Les hauts gradés de l’armée en complicité avec certains leaders politiques ont pourri la prestigieuse EMIA qui était une fierté, il y a quelques années avec leurs fils délinquants et nuls. Ils ont pourri la police en recrutant des recalés du DEF (Diplôme d’Etudes Fondamentales). Ils ont pourri la gendarmerie en recrutant leurs enfants qui n’ont pas pu avoir le BAC. Ils ont pourri la garde nationale en recrutant les enfants des anciens gardes à la retraite qui n’ont pas l’amour des armes juste pour avoir un salaire à la fin du mois. L’armée de terre n’échappe pas à la règle. Elle a été laminée en recrutant uniquement les enfants et les neveux d’autres militaires du même corps et des parents des militaires à Kati. C’est comme si c’était un héritage. Ils ont pourri la douane en recrutant uniquement les fils à papa qui n’ont rien dans le crâne. C’est pourquoi, il est très fréquent de voir des inspecteurs de douanes incapables de faire la différence entre une déclaration sommaire et une déclaration en détails. Quelle honte ? Par népotisme les services des impôts sont remplis de médiocres inspecteurs des impôts pour la plupart des femmes qui ne peuvent même pas s’exprimer en français. Le Mali c’est la honte à tous les niveaux.

Il faut revenir à l’orthodoxie en se référant au système de recrutement de la légion étrangère française. Pas de nom, pas d’identité, seule l’aptitude physique et morale compte.

Moussa Mamadou Bagayoko

Par Zénith Balé

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